
Je m’étais, lentement, absenté de moi-même,
Ne sachant distinguer l’hiver du plein été,
Ignorant qui je suis ou même qui j’étais,
Le ventre débordant de jeûne et de carême.
Et ma vie naviguait comme sur un trirème,
Fragile et pauvre esquif par le flot maltraité,
Egaré sur la vague au goût d’éternité,
Tapissée d’une écume ainsi que d’une crème.
Je suis l’Inexistant. Nul ne peut me connaître.
Je ne peux me raidir, je ne peux me cambrer,
Je vogue dans l’éther amorphe et démembré,
Car, n’étant jamais mort, aucun ne m’a vu naître;
Et rien autour de moi n’occupant mon regard,
Je vais par les chemins qui mènent nulle part.
Les deux premières strophes sont un délice de poésie, magnifiques. Le poème est très beau, entre brouillard et lumière.
J’aime beaucoup votre style. Belle imagination. Félicitations
Bonjour Richard,
Poème original,
Enigmatique,
Fantastique.
La science-fiction n’est pas loin.
L’Inexistant
Incarne un personnage fascinant.
C’est
L’Existant,
“Inexistant.”
Cordialement.
G.L.
Joli poème pour un inexistant démembré ! Avec quel membre l’as tu rédigé ?