Jacques Brel
Même s’il fait beau sur les Marquises,
Pour moi, elles sont une banquise
Qui, à jamais, gela mes larmes,
Le jour où tu rendis les armes.
Toi Jacques Brel, toi mon aîné
Toi qui m’as souvent amené
Avec Mathilde ou Madeleine
Dans tes refrains à perdre haleine.
Ici, tu vois, rien n’a changé.
La terre est toujours en danger
Et les singes de ta chanson
Hurlent toujours à l’unisson.
Maintenant l’amour essentiel
Est vendu par des logiciels.
Il est facile de se leurrer
Mais le plus dur reste à pleurer…
Je souhaite que, dans le ciel épais,
Un Dieu te donne enfin la paix
Mais je doute qu’il vienne à bout
D’un ange qui veut rester debout.
19/09/1988
Partager la publication "Jacques Brel – Philippe Dutailly"
Tombé amoureux de "L'albatros" de Charles Baudelaire, poème appris lorsque j'étais 'écolier et nourri au hasard de Victor Hugo, Georges Brassens, Léo Ferré, Lamartine et beaucoup d'autres, j'ai commencé à faire rimer les mots vers l'âge de 18 ans. D'abord très inspiré par Brassens, j'ai pris, au fil du temps, mon autonomie pour en venir à des textes plus intimes qui, pour certains, servirent d'exutoire à des émotions mal vécues. J'ai tenté des textes humoristiques (La ronde infernale, la crue), des textes légers (Langueurs impressionnistes, Sirènes), des textes d'amour (Les temps morts de jeunesse) et des textes plus graves (L'holocauste, l’Apocalypse)
Lire la suite du même auteur :
Nombre de Vues : 0
Très bel hommage à ce géant, merci
Philippe, c’est trop joliement écrit pour laisser un commentaire, il ne serait pas digne de ton poème et de Monsieur BREL.
Heureux de pouvoir te lire de nouveau .