Mettez-moi un bandeau sur les yeux
Et mes souvenirs vont refleurir
Ici là ou ailleurs et en mille lieux
Dans mes pensées vont venir mourir
Odeur du bâton blanc et du tableau noir
En cette douce mélancolie de septembre
Je sens la classe qui comme un dortoir
Reçoit les élèves aux coeurs tendres
Et je dérive dans l’univers automnal
Où l’esprit s’engourdit de senteurs animales
Ecloses de cette nature qui se meurt
Rêvant de ses ombres et de ses couleurs
Je pénètre dans un monde mystérieux
Où l’âme s’éloigne du monde impétueux
L’odeur subtile de bougie et d’encens
Me ramène à d’apaisantes croyances
Je m’enivre de la fraîcheur de la vie
Qu’aucune émanation n’a encore flétrie
Sur une douce peau de lait de rose
D’un bel ange en qui l’avenir repose
Et je perçois l’ambiance calme et cirée
D’un lieu où les jours s’affaiblissent
Vieillottes odeur d’habitudes rangées
Souvenirs qui affleurent et qui glissent
C’est l’odeur de mon immuable mémoire
De la vie qui court dans chaque histoire
Et qui m’entraine dans sa réminiscence
A revivre aussi celui si pur de l’enfance
Il faut lire : 3ème strophe : qui comme un dortoir … reçoit (et non reçoivent)… merci