Catherine d’Aragon
Catherine d’Aragon, veuve d’Arthur Tudor, première épouse d’Henry VIII Tudor, reine d’Angleterre du seizième siècle ; morte en tant que simple princesse, sans avoir revu son mari ni sa fille ni le reste de sa famille.
Cette femme a été déclarée avec Anne Boleyn « innocentes et victimes » des actes d’Henry VIII, dit le « Barbe Bleu » anglais.
Mais sommes-nous certains de leur conscience ?
Henry VIII est-il si tyran que l’on prétend ?
Catherine d’Aragon, infante d’Espagne, fervente catholique.
Anne Boleyn, martyr protestante, fille de petite noblesse, nièce d’Edward Stafford, duc de Buckingham.
Même au-delà de la tombe, votre souvenir jette encore de la poudre aux yeux.
De tous les rois d’Angleterre, Henry VIII est le seul qui reste le plus aimé par le peuple.
François Ier n’atteint pas une telle côte.
Charles Quint aurait pu l’égaler s’il n’avait pas décidé de se retrancher dans une paroisse.
La vérité est qu’Henry VIII n’avait pas de secret.
Peut-on en dire autant de ses deux premières épouses ?
Marie la Catholique a-t-elle vraiment hérité son caractère sanglant de son père ?
En ce qui concerne Elisabeth, la reine vierge, elle a hérité de la franchise de son père dans, entre autre, sa décision de ne pas se marier ; d’où le fait qu’elle soit aussi aimée que lui.
Mais connait-on vraiment la raison de ce choix ?
Catherine d’Aragon, étais-tu si irréprochable sous ta pieuse dévotion ?
Tu as accumulé les fausses couches après la naissance de ta fille Marie ; tout comme Anne Boleyn après la naissance d’Elisabeth.
On peut tromper les hommes, mais pas son daemon.
Croyais-tu vraiment Catherine d’Aragon que ton ange gardien allait fermer les yeux sur le meurtre de ton premier mari ?
Oui ! Seulement, les historiens refusent de l’admettre !
Lorsque la suette a touché ton premier époux, au fond de toi, tu espérais qu’il meurt rapidement pour pouvoir te remarier avec son jeune frère.
Mais Arthur Tudor avait beau avoir une santé fragile, sa soif de vivre le rendait très résistant.
Aussi tu as dit à ton beau-père de vous envoyer tous les deux dans ce château froid de Ludlow, au Pays de Galle, en lui promettant de veiller sur son fils préféré jusqu’à sa guérison.
Quelle adresse dans l’usage des mots petite Catherine !
Surtout que tu savais qu’Henry VII n’était pas indifférent à ta beauté.
Voyant que malgré le froid Arthur Tudor luttait toujours contre la mort, tu l’as étouffé avec un oreiller pour t’en libérer.
Oui ! L’usage de la poudre à empreinte n’existant pas, cet assassinat passait naturellement pour un décès dû à la suette.
La preuve aussi : tu as été à peine touchée par cette maladie, donc tu t’en es sortie.
Te voilà veuve, heureuse Catherine !
Mais !
Ton daemon te surveille !
Prends garde à sa colère !
Tu as levé le ton pour proclamer haut et fort ta virginité.
Tout le monde a cru à ce mensonge, excepté Henry VIII.
Le doute est resté dans son esprit pendant toute la durée de votre mariage, et toutes tes fausses couches et enfants mort-nés l’ont renforcé.
Pieuse Catherine d’Aragon ! Pensais-tu vraiment que ton daemon te laisserait jouir de ton heureux mariage bâti sur le meurtre d’un innocent ?
Mentir sur ta virginité pour épouser l’homme que tu aimais : ton daemon pouvait te le pardonner.
Mais avec un meurtre à l’appui !
Sache que l’on ne fait pas de trafic d’indulgence avec son daemon !
Que sait-on au juste de ton opinion sur les luthériens anglais ?
Sous le voile de ton silence, tu rêvais peut-être de les voir brûler tous ensemble.
Tu étais si proche de ta fille, même dans ton exil au Pays de Galle.
Marie et toi vous partagiez l’envie de brûler la luthérienne Anne Boleyn et de vous délecter de l’odeur de sa chair calcinée.
On te dit morte d’empoisonnement, mais ton daemon a provoqué le cancer qui t’a tué.
Tu lui en as donné la force avec tes prières.
On ne fait pas de trafic d’indulgence avec son daemon !
*—–*—–*