Un matin d’usine dans sa chienne de vie
Oui, la mère à Titi rêve dans son salon
De fruits exotiques de l’océan lagon
D’un avion oiseau, envol pour l’Italie.
Fuir les matins sales, Dieu qu’elle en a envie
Elle va pas rester à humer du béton.
Sûr qu’un jour elle ira aux îles Salomon,
Pour respirer l’air pur de la Papouasie.
Hélas, elle peut pas sa chaire s’est son drame
Le pinard aux bourgeois, les bijoux de Madame,
San papou sans papa chourave, c’est dégueu.
Dans sa chambre, il chante la mer aux coquillages
Le bientôt d’un départ vers d’autres paysages,
En métro, c’est si loin un p’tit coin de ciel bleu !
Arnaud Mattei, le 10 Septembre 2023
©2023 tous droits réservés
c’est beau et triste à la fois. J’ai pensé d’avantage à Pierre Perret qu’à Renaud (elle arrivé de Somalie Lili…)
J’adore. Nostalgie et pudeur
Ca parle de voyages, même s’ils ne sont pas réalisés doc j’aime assez. Et j’aime bien aussi le rythme.
Ce que j’aime moins, c’est l’approximation sémantique : Italie après les fruits exotiques de l’océan lagon, ça m’a sorti du texte. Si c’est pour la rime, c’est dommage.
Et je n’ai pas compris le 3e paragraphe.