Deux tours hier jumelles,
Reliant la terre et le ciel,
Par des ailes de douleur,
Devenues lieu de malheur !
Crimes d’un soir bataclan,
Vies fauchées, un ouragan
De balles et de batailles,
L’horreur sous la mitraille !
Au mausolée du mémoriel,
Des plaques et une stèle,
Un souvenir à commémorer,
Dénoncer, ne rien oublier !
Des martyrs de l’ignominie,
Des victimes de l’infamie,
De terrasses en mosquées,
De synagogues en clochers.
Au jugement des derniers,
Un jugement de damnés.
A la barre des sentences,
Entendre une repentance,
Des regrets, des remords.
Un requiem pour ces morts,
La force donnée au droit,
Et comprendre pourquoi !
Croire en un Dieu raison,
Serait-ce donc déraison.
Il n’est pas le responsable,
L’homme seul est coupable.
La foi ne saurait être effroi,
Mais est-elle acte de joie ?
L’ici-bas de la paix s’enfuit,
En son nom que de tueries !
Sous la plus haute coupole,
Le démiurge divin se désole.
Qu’il soit le mien ou le tien,
Il dit l’espoir, il est le bien.
Dans les larmes et le sang,
Sous les armes de déments,
Les religions l’ont bafoué,
La haine d’incultes l’a tué !
Arnaud Mattei, le 24 Septembre 2021
©2021 tous droits réservés

Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….
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Que dire de plus…
Et n’oublions pas Nice, Charlie Hebdo … et les victimes des cafés restaurants qui se trouvaient sur le passage de ces monstres …
Aucune religion, aucune divergence politique ne peut justifier de tels horreurs ….
Merci à vous Arnaud et douce journée.
Arnaud ,aucun risque d’oublier une telle terreur qui restera gravée dans nos cœurs au nom des religions bafouées ainsi partout dans le monde ! quel sera le miracle qui abolira tout cela? Merci à vous de témoigner , bon week-end! Colette