Clé de l’orthographe 58 : c’est moi qui – Sandrine Marcelly

Clé de l’Orthographe n° 58

Aujourd’hui, je vous propose une faute qu’on entend beaucoup dans les conversations, et que je trouve parfois dans les dialogues ou dans les narrations écrites à la première personne essentiellement. Prenons un exemple : « J’ai décidé de lui expliquer que c’est moi qui suis venue à sa conférence et qui ai acheté son livre. »

Beaucoup de gens bloquent sur la conjugaison du verbe qui suit « c’est moi qui/c’est toi qui… » Certains accordent avec « qui » en se disant que c’est une troisième personne (« c’est moi qui est » au lieu de « c’est moi qui suis »), d’autres mélangent les auxiliaires (« c’est moi qui est » au lieu de « c’est moi qui ai »).

Pour ne jamais se tromper dans cette tournure, il vous suffit de la remplacer par le pronom qu’elle remplace, et la solution surgira d’elle-même : « J’ai décidé de lui expliquer que JE suis venue à sa conférence et QUE J’ai acheté son livre. »

Et ça marche dans tous les cas :

  • C’est moi qui = je
  • C’est toi qui = tu
  • C’est lui/elle qui = il/elle
  • C’est nous qui = nous
  • C’est vous qui = vous
  • Ce sont eux/elles qui = ils/elles

Et dans le dernier exemple, je suis certaine que si le français est votre langue maternelle, vous ne vous êtes même pas posé la question.

Vous voulez plus de clés de l’orthographe ? Vous trouverez les deux recueils toujours disponibles en ligne sur www.abcorrecteur.fr.

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Sandrine Marcelly

Sandrine Marcelly (66)

Un bac littéraire, des études de langues et de linguistique, une vie avec des livres dans les mains… Je suis une maniaque de la langue, des mots, de l’orthographe, au point que mes deux précédents employeurs m’ont chargée l’un de corriger son site internet avant de le mettre en ligne, l’autre de contrôler toute sa communication pendant 10 ans (newsletters, catalogues, plaquette, mails importants…)Je supporte de moins en moins de trouver des fautes dans des livres, des journaux, des publications sur internet ou ailleurs. J’avais donc 2 solutions : continuer à râler dans mon coin, sport national s’il en est, ou agir. J’ai testé la première, sans grand résultat. Je suis donc devenue correctrice relectrice indépendante, pour apporter ma pierre à l’édifice de façon constructive, parce que c’est tellement plus agréable de lire un texte bien écrit, sans fautes !

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