Clé de l’orthographe 30 – Je serre, je sers – Sandrine Marcelly

Clé de l’Orthographe n° 30

Au fil du temps et des corrections, je me rends compte que certains points sur lesquels je ne me suis jamais posé de questions peuvent représenter une difficulté récurrente pour d’autres. En voici un exemple qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de traiter si je ne le trouvais pas régulièrement en correction : comment reconnaître « serrer » et « servir » au présent de l’indicatif, quelle que soit la personne du singulier. Phonétiquement, ce sont les mêmes : « je serre (tu serres, il serre, selon la narration) la main de (mon) visiteur et je lui sers (tu lui sers/il lui sert) un rafraîchissement ».

C’est bien là que le bât blesse, nous avons affaire à de parfaits homonymes.

Pour vous en sortir, la solution la plus simple est de mettre votre sujet au pluriel : « nous serrons (vous serrez/ils serrent) la main de nos visiteurs et nous leur servons (vous leur servez/ils leur servent) des rafraîchissements ». Votre oreille vous a d’ores et déjà donné la bonne réponse.

Mais revenons quand même aux bases, l’important étant à mon avis de comprendre. Pour cela, retournons à nos premières leçons de conjugaison et partons de l’infinitif :

  • Serrer (dans ses bras) : verbe du premier groupe, il se conjugue comme chanter, donc je chante/je serre, et ainsi de suite ;
  • Servir : verbe du troisième groupe. Même si, dans ce groupe, les conjugaisons sont différentes d’un verbe à l’autre, on peut quand même noter que dans la majorité des cas, les terminaisons sont : je… -s, tu… -s, il… -t, nous… -ons, vous… -ez, ils… -ent OU -ont. Partant de ce principe, on a bien : je sers, tu sers, il sert, nous servons, vous servez, ils servent.

Vous voyez, je savais que vous le saviez, c’est juste qu’on oublie parfois de revenir aux bases !

Nombre de Vues:

9 vues
Sandrine Marcelly

Sandrine Marcelly (66)

Un bac littéraire, des études de langues et de linguistique, une vie avec des livres dans les mains… Je suis une maniaque de la langue, des mots, de l’orthographe, au point que mes deux précédents employeurs m’ont chargée l’un de corriger son site internet avant de le mettre en ligne, l’autre de contrôler toute sa communication pendant 10 ans (newsletters, catalogues, plaquette, mails importants…)Je supporte de moins en moins de trouver des fautes dans des livres, des journaux, des publications sur internet ou ailleurs. J’avais donc 2 solutions : continuer à râler dans mon coin, sport national s’il en est, ou agir. J’ai testé la première, sans grand résultat. Je suis donc devenue correctrice relectrice indépendante, pour apporter ma pierre à l’édifice de façon constructive, parce que c’est tellement plus agréable de lire un texte bien écrit, sans fautes !

S'abonner
Me notifier pour :
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires