Cette mère aimante, cette mère qui pardonne
Mérite-t-elle le sort que ses enfants réservent
A celle qui sous les coups, tombe et se relève ?
Blessée, elle produit, elle, si fertile
Elle qui fut le grenier de l’occupant hostile
Dans les années sombres qui l’ont endeuillée
Exhortant ses enfants à se réveiller.
Ceux qu’elle a élevés l’ont parfois rabaissée
Ceux qu’elle a chéris l’ont souvent délaissée
Sans aucune pitié, ils l’ont déchiquetée
Devant ses ennemis, ils l’ont insultée
Grande et magnanime, elle a redonné
A ceux qui l’ont brûlée, qui l’ont assassinée
Son lait et ses dattes, sa verdure et ses fleurs
Sa chaleur, son amour, ce qu’elle a de meilleur.

Paix pour notre mère la Terre !
Bonjour Brahim,
Poème touchant,
Teinté de Tristesse.
“L’occupant hostile” :
La plupart des Appelés
Etaient là,
A contrecoeur
“Avec leur fusil braqué.”
A la maison,
Ils souhaitaient rentrer.
Pour certains,
Cela a duré 36 mois,
D’autres,
Ne sont jamais revenus.
La Tristesse
Des guerres,
Des injustices,
De l’innommable,
De la terreur,
Des cruautés,
De l’impensable.
Cordialement.
G.L.