Lasse de cœur – Jean-Marie Audrain

L’amour n’est-il pas éternel Quand il est sincère et unique ? Se l’avouer n’a rien d’utopique Pour deux cœurs sur la balancelle.   Mais tout cela n’empêche pas Que le fleuve aimant à des hauts Que viennent compenser des bas Qui parfois laissent des accrocs.   Ce n’est alors pas le moment De vider le … Lire plus

Vrai monde, faux silence – Jean-Marie Audrain

   Des voix aimées comme des aboiements Des sonneries comme des éclairs Des marteaux-piqueurs comme des tremblements de terre Des radios comme des cliquetis Des larsens comme des alarmes ininterrompues Des vrombissements comme de sempiternelles alertes Des bruits d’eau comme des complots Des quolibets comme des saluts Des piaillements d’oiseaux comme des moqueries…   Vous … Lire plus

Le rêve en moins – Jean-Marie Audrain

     On s’attache à l’autre pour presque rien Puis cet autre devient notre tout On y voit le signe de deux destins Voulant se le garder juste pour nous.   Derrière les mots chacun s’imagine Qu’ils traduisent les mêmes sentiments Que les ombres de jalousie chagrinent Car se plaire ferait des deux des amants. … Lire plus

Rendez-vous hasardeux – Jean-Marie Audrain

Puisqu’ il n’y a pas de hasard Il n’y a que des rendez vous C’est ce que clame Paul Eluard. Je confirme illico. Pas vous ?   Le hasard, comme disait Albert, C’est un signe de discrétion De celui qui créa la terre Caché au-delà l’horizon.   A nous de décoder le sens Des paroles et … Lire plus

Pourquoi la nuit ? – Jean-Marie Audrain

Certains hommes ne peuvent que se demander Ce qu’ils auraient bien pu faire au bon Dieu Ou bien omis de faire pour mériter De se retrouver seul mais amoureux.   Des hommes qui prennent la nuit en horreur Se demandant pourquoi la solitude Quand on a toujours donné et aimé Sans en espérer quelque gratitude. … Lire plus

Homme et femme et Il les fit – Jean-Marie Audrain

Il n’est pas bon que l’homme reste seul. Le créateur connait ses créatures Il les dispose toutes comme un puzzle Elles doivent finaliser l’aventure.   Il a sur chaque femme et sur chaque homme Plus par eux-mêmes une vue profonde Il donne les talents et son Shalom C’est par sa grâce aimante qu’il les féconde. … Lire plus

L’un sans l’autre, l’insomnie (Nyx sans Hypnos) – Jean-Marie Audrain

Quand Morphée rentre en RTT Il sépare ses géniteurs Le fils d’Hypnos est endiablé Léguant aux neurones son labeur.     Mais Nyx n’est pas leur bel ami Et les lobes se renvoient la mission De se mettre en veilleuse la nuit En détournant toute attention.   C’est par leur faute qu’on imagine Ruminer au … Lire plus

Le temps des gens – Jean-Marie Audrain

    Pas un seul jour ne passe sans que quelqu’un me dise “Je n’ai jamais le temps de lire et de répondre Ce fichu temps me prend toujours comme par surprise Mon agenda se referme dans la pénombre”.     Tous ces gens déclarant ne plus prendre le temps Alors qu’ils s’en servent comme … Lire plus

La fille sur le quai – Jean-Marie Audrain

    La fille sur le quai Avait perdu son naturel Comme une statue de sel On la sentait aux aguets Face aux regards allumés Par ses lèvres siliconée L’air d’un eider qui danse D’exubérance avec indécence De ses attributs dans l’outrance Ses bottes de cuir braquaient Les yeux vers la remontée Prouvant le bien … Lire plus

Histoires d’rôles – Jean-Marie Audrain

A cette table du vendredi soir Chacun doit jouer son rôle sans s’assoir La femme allume les bougies du shabbat Et la bouche des enfants reste béate.   Le papa bénit le pain et le vin Récite les prières de ce soir là Puis fait passer ce pain à tout le monde Et ce vin … Lire plus

Le cœur comme – Jean-Marie Audrain

    J’ai le cœur comme Un abricot trop mûr Que chacun dirait gouteux, C’est sûr Mais que personne, oh non personne Ne pendrait dans sa main.   J’ai le cœur comme Un hérisson blessé Sanguinolent, mais silencieux Sur le bas-côté Mais que personne ne voudrait Ni caresser ni consoler.   J’ai le cœur comme … Lire plus

Ma ville endormie – Jean-Marie Audrain

  Antony semble endormie Les machines se sont tues Le silence s’est fait rue Les passants tous engourdis.   Ma ville arrêt sur image Les oiseaux n’y volent plus Les autos ont disparu Fantômes dans le paysage.   Mon quartier a rendu l’âme La chaleur n’y fait pas tout Les clients n’ont plus le sou … Lire plus