
Baies d’ébène au bruissant buisson,
Les mûres sont mures de murmures
Où la brise n’est que frissons.
L’épineux en veste de bruine
Et en souliers de boue fine
Rassasie, sans plus de façon,
Le passant et les polissons.
Il abreuve, jusqu’à ruine,
D’un sang bleu-rouge de fruit
Oiseaux, manieurs d’égoïne,…
Le piquant roncier, sans bruit,
Aime son monde, aide autrui
Sans s’en faire auguste ramure
Ni se renier d’une armure…
© Christian Satgé – juin 2017
Obsédé textuel & rimeur solidaire, (af)fabuliste à césure… voire plus tard, je rêve de donner du sens aux sons comme des sons aux sens. « Méchant écriveur de lignes inégales », je stance, en effet et pour toute cause, à tout propos, essayant de trouver un équilibre entre "le beau", "le bon" et "le bien", en attendant la cata'strophe finale. Plus "humeuriste" qu'humoriste, pas vraiment poétiquement correct, j'ai vu le jour dans la « ville rosse » deux ans avant que Cl. Nougaro ne l'(en)chante. Après avoir roulé ma bosse plus que carrosse, je vis caché dans ce muscle frontalier de bien des lieux que l'on nomme Pyrénées où l'on ne trouve pire aîné que montagnard.
Lire la suite du même auteur :
Partager la Publication :
Similaire
« Qui s’y frotte s’y pique » ce buisson porteur de fruits défendus à ceux qui ont l’épiderme à fleur de peau ne doit pas être confondu avec le Mûrier, symbole de prudence. Pourtant les ramasseurs de mures ont tout intérêt d’être prudents….Feu Johnny en avait fait son dessert préféré « La mure…toujours la mure »… à que coucou Christian.
Quelle bonne idée de nous parler des mûres…
J’adore ce fruit sauvage même s’il nous fait la bouche bleue…
Attention de ne pas se piquer… mais ce plaisir gourmand à déguster sur pied !!!
Merci Christian
Amitié
Chantal