A l’ombre des aulnes – Fabrice Fougeray

A l’ombre des aulnes

 

À l’ombre des aulnes

Le soleil peut darder

Et partout éblouir

À l’ombre des aulnes

Il s’est mis à pêcher

Et sa ligne à raidir

À l’ombre des aulnes

 

À l’ombre des aulnes

La bouteille de rosé

Rafraîchit dans l’eau calme

À l’ombre des aulnes

Où la furtive faune

Fait le bouchon plonger

Et sur le scion tinter son alarme

À l’ombre des aulnes

 

À l’ombre des aulnes

Pas de friture ce soir

Le poisson trop malin

À l’ombre des aulnes

Se décroche et fuit sans espoir

L’ appât bien trop fin

À l’ombre des aulnes

 

À l’ombre des aulnes

La sieste consolatrice

Laisse en paix le poisson

À l’ombre des aulnes

Le soleil se couche en prémices

D’une soirée sans façon

À l’ombre des aulnes

 

A l’ombre des aulnes

A la nuit tombée

On s’y étend parfois

À l’ombre des aulnes

Pour de tendres baisers

Et de très doux émois

À l’ombre des aulnes

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Christian Satgé
Membre
30 avril 2021 11 h 27 min

Une journée noyée de nature comme on rêve d’en retrouver vite…

Pascale Jarmuzynski
30 avril 2021 10 h 16 min

très joli texte et agréable lecture,
le poisson n’a pas mordu … mais le rosé n’a pas coulé ….
cordialement.