Les anges le dimanche – Jean-Marie Audrain

* Les anges, le dimanche, Pour sonner les cloches Dansent et se déhanchent Croche sur double croche. * Amen, Glory Alléluia Vox angeli * Sur la nappe blanche L’hostie que l’on mange Les mains dans les manches. Devient pain des anges. * Amen, Glory Alléluia Vox angeli * Volant sur l’autel Des chants de louanges … Lire plus

Tes pourquois – Jean-Marie Audrain

* Pour Pourquoi Pourquoi te laisses Tu t’étonner Et t’inquiéter De tous tes doutes * Ils Ils sont Ils sont partie Partie prenante De ta foi Ta raison d’être Et Et non Non une entrave * Pour Pourquoi Donc t’obstiner A tout Tout demander A la raison Et non au coeur Pour ton chemin Ta … Lire plus

La vie en grappe – Jean-Marie Audrain

* N’est-on pas tous un peu muscat Et parfois aussi chasselas ? On le ressent quand les pépins Des peaux nous titillent un brin ? * De l’extérieur bien arrondis Les grains semblent impérissables D’une santé inaltérable Maitres de la pulpe à l’envi.  * La vie en grappe, Il faut la voir Comme l’épreuve du pressoir Assuré … Lire plus

L’ordinateur et l’éléphant – Jean-Marie Audrain

* Parce qu’il perdait la mémoire Un ordinateur alla voir Un éléphant de ses amis : – C’est sûr, je vais perdre ma place, Lui dit-il, viens donc avec moi. Puisque jamais ceux de ta race N’oublient rien, tu me souffleras. Pour la paie, on s’arrangera. * Ainsi firent les deux compères. Mais l’éléphant était … Lire plus

Métamorphose divine – Jean-Marie Audrain

* Et Dieu créa la chenille Qui devint la chrysalide Et se mua en papillon. Dieu se fit vrai homme En restant vrai Dieu L’enfant Dieu était la chenille Le premiers chrétiens la chrysalide Et l’Eglise corps du papillon Qui engendrera à l’infini D’autres hommes-Dieu.

Sans cravate ni nœud papillon -Jean-Marie Audrain

* Un beau jour sans crier garea Nous naissons A Clichy ou Gibraltar C’est selon Arrachés au nid douillet Du cocon On nous secoue comme un hochet Sans façons. On nous coupe comme du boudin Le cordon On nous fait le  coup du bon bain Sans savon Sans plastron Sans cravate Ni nœud papillon On … Lire plus

Derrière les mots – Jean-Marie Audrain

* Derrière les mots, derrière les sons Des imbroglios sans façons Avec maintes dénotations Et d’autant de connotations Que snobe l’imagination. * Derrière les sons, derrière les mots Si on laisse en dire un de trop La voix doit se taire aussitôt Les non-dits créent un embargo On se sent pris pour un gogo. * … Lire plus

C’était écrit – Jean-Marie Audrain

* Tous les jours on apprend par des messages Que le crabe élimine même les petits Parmi les proches de notre entourage Mais j’entends dire par ceux qui s’en dédient « On n’y peut rien, tout était écrit ». * Dans les médias, radios comme journaux On nous informe de crimes et délits Qui tuent … Lire plus

La nuit pleure – Jean-Marie Audrain

 * Le pluie de mes insomnies Martelle sur mon trottoir Rebonds de mélancolie Font leurs claquettes le soir. * La goutte explose à l’envi Comme sur un stand de foire Légère comme confetti Plus qu’invisible au miroir. * Niagara de la magie Quand meurt le nuage noir Les cumulus l’ont suivi Au-delà du reposoir. *

Trouver la porte – Jean-Marie Audrain

* Avol d’oiseau, nos vies Sont sûrement plus jolies Un seul regard embrasse Le fil du temps qui passe On ne compte plus les bleus Seulement les jours heureux Tant de monts radieux Dominant tous les creux Mais avant d’être oiseau Et de nous voir d’en haut * Il faut trouver la porte Insuffler un … Lire plus

Le bungalow du Bengali – Jean-Marie Audrain

* Ce bungalow était en passe De devenir une maison de puces Les gogos y laissaient leur crasse Et leur peau à la roulette russe. * Au bungalow du Bengali Pour les yeux de Suzy  Au bungalow du Bengali Tout l’ monde t’appelle ‘chéri’. * Il sirotait sa menthe à l’eau Avec sa belle amante … Lire plus

Et s’il suffisait… – Jean-Marie Audrain

* Et s’il suffisait de se taire De laisser le silence s’exprimer De laisser nos cœurs s’enivrer De ses battements incessants. * Et s’il suffisait d’attendre Sans rien espérer en retour D’éterniser chaque instant Comme un cadeau jamais ouvert. * Et s’il suffisait d’aimer Ceux qui ne disent rien Et n’en n’attendent pas plus Entre … Lire plus