Vider sa nasse – Yann Jakez

Vider sa nasse.

Encore des larmes, cela fait trop longtemps…
Sur mes joues d’adulte, coulent
des années si viles.
Toujours tant de relents, reviennent au présent,
Salirent ma survie, de traces indélébiles…

Bien que le temps passe, j’ai encor des nuits de lies,
Rien ne les effacent, ni ma vie ni le beau…
Secret de mes crasses, solitaires Insomnies,
Espacées de répits, les nuitées de boulot.

Enfance inavouée, vient parfois me hanter…
Souvenirs inventés, pour contrer les vilenies,
Pour
être sociable, taire la vérité…
Mais près de mes pensées, ces vastes intempéries…

Si lestées de haine, survenues dans mon enfance,
Résonne
nt tant en moi, bien que le temps passe…
L’amer défait l’esprit, quand il reste de silence…
Poétiser mes maux, videra ma nasse…

C’est mon vœu intime, vider cette nasse…

– © – 2018 – YJAL

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Yann-Jakez

Yann-Jakez (44)

Mes premiers poèmes basés pour l’instant sur mon enfance bien trop gâtée et sur les aléas de ma vie qui en ont découlé.

Cependant la poésie semble me permettre de trouver une voie exutoire et une lumière vivifiante.

« Écrire ce que l’on a jamais osé dire, décrire ce que l’on aurait jamais du avoir à subir »

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Hubert-Tadéo Félizé
Membre
4 novembre 2018 10 h 12 min

Nous n’effaçons jamais toute la misère des maux qui nous tombent dessus, on peut l’extérioriser en écrit, ou en peinture, en quelques arts qu’ils soient. C’est une thérapie comme une autre et qui est en plus constructive.

Les poètes sont des gens qui souffrent, on ne peut pas être poète sans avoir véritablement souffert.

Merci pour votre poème,

Hubert-Tadéo

Invité
4 novembre 2018 9 h 20 min

Vider sa nasse, dire les choses, car notre vrai moi est à l’intérieur de nous-mêmes, une façon d’exorciser les blessures, mais est-ce qu’on peu tout dire ???