Un Mal profond atteint implacablement les Individus ! Réagir, il le faut. Résister contre l’oppression destructrice ! “La peste” A. Camus. Gérard Lepoutre

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Bonjour à tous et toutes,

Voici mes souvenirs et interprétations autour d’un roman d’Albert Camus, « La peste ».

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Un retour à la ligne suivante, avec l’utilisation de la majuscule suit la forme d’une poésie, tandis que l’absence de majuscule en début de ligne permet une écriture plus fluide. (les deux formes d’écriture se distinguent pour se rejoindre harmonieusement !)

La Faucheuse

Oran, côte méditerranéenne, Algérie.

Lieu de détente, villégiature familiale,

Repos à quelques encablures d’une mer

D’un bleu azur et d’un ciel sans nuage.

A la douce chaleur de la journée,

Succède la fraîcheur apaisante du soir.

Rien ne trouble cette atmosphère sereine !

Seuls les goélands poussent des cris persans.

Peu à peu, une rumeur se propage dans toute la ville ;

Une forte fièvre, tenace, cloue au lit certains habitants.

Pourtant, pas de quoi s’alarmer en ce début d’été !

Ni de gâcher les occupations d’une cohorte de citadins.

Bientôt, les nouvelles enflent ; on n’ose y croire !

Des patients souffrants d’un mal étrange arrivent à l’hôpital ;

Progressivement, leur cas s’aggrave : toux résistante,

Respiration haletante. Chapelets de pustules suintantes, anthrax purulents apparaissent sur une peau très fortement dégradée.

Une insoutenable odeur caractéristique et nauséabonde se répand.

La localité baigne sous une lourde chape de plomb !

Pourtant, pas de panique ! Le corps médical jugule ces infections !

Malgré tout, par prudence, méfions-nous des voisins, amis, étrangers !

Ils auraient pu commettre quelques imprudences et contracter la redoutable maladie.

Depuis quelques semaines, la situation sanitaire empire.

La mort implacable frappe maintenant à la porte des maisons.

Une épidémie, hors de contrôle, effraie, toute une population.

Et, ce n’est sûrement pas le dérisoire couvre feu qui rassurerait les autochtones !

La solidarité, absente au début de ce fléau, s’organise ;

bien que le caractère extrêmement contagieux des malades Terrorise les Oranais !

La quarantaine pour la ville entière d’Oran est à présent décrétée. Toutes les mesures médicales d’urgence sont prises et scrupuleusement respectées. Peu à peu, la mortalité décroît, la peste que l’on ose nommer ouvertement, va s’éteindre d’elle-même. Le Mal absolu s’éloigne. Prochainement, lever de cette quarantaine ! La vie reprendra son cours habituel et l’on voudra oublier le fléau dévastateur au point de ne tenir aucun compte de la contagion d’une sournoise épidémie ! L’Homme a la mémoire sélective…

Vous souhaitez, à votre manière, partager le contenu d’un roman, d’une fable, d’une pièce de théâtre… ? Écrivez ! Envoyez votre texte sur le site Plume de Poète. Merci à tous et toutes. Bonne journée à vous.

G.L. Gérard Lepoutre.

Gérard Lepoutre

Gérard Lepoutre (111)

Bonjour à tous,

J'ai 70 ans, né en 1955. Instituteur de formation, je vis dans les Hauts-de-France en banlieue lilloise ; j'suis un ch'ti. Je lis et écris régulièrement de la poésie. C'est une passion au même titre que la musique. J'aime le monde des arts. J'apprécie l'Histoire, les sciences humaines, la géographie aussi. Les découvertes des Hommes me font vibrer.
Les principaux élans de vie s'expriment essentiellement dans ce qu''on apprécie de faire. Rien, à mon sens, ne peut remplacer la motivation, l'envie d'aller de l'avant. En écrivant, l'on transmet un peu de soi, l'on éprouve le sentiment d'être vivant. L'on sème quelques graines qui parfois lèveront. L'on comble aussi des vides inéluctables de l'existence. Lisez donc, écrivez, faites-vous plaisir, inventez, créez. Réalisez-vous ! Faites-vous confiance !
Cordialement.
G.L.

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