Trottoirs pervers – Anne Marie

Peut-être qu’un samedi

A l’ombre de la pluie,

Le trottoir brûlera la ville

Sous les pieds de ses filles,

Lassé de tous leurs pas

Et des talons fracassants

Le bitume insolent.

Peut-être qu’un samedi

Sous les réverbères,

Les hommes seront transis

De leurs plaisirs vulgaires,

Les mains sur leur face

Et le corps vouté

Sur le goudron gâché…

 

Anne Marie

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Béatrice Montagnac
Invité
28 février 2019 13 h 23 min

Bonjour superbe écrit

peut-être qu’un samedi
les enfants changerons
le monde sur les pavés maudits

douce journée je t’embrasse Anne