Train d’enfer – Laurence de Koninck

A la station Miromesnil, j’imagine mon frère seul sur le quai à cette heure si matinale, traits tirés, regard déjà plongé dans ses nombreux dossiers gros comme des annuaires. Sommes-nous lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi ou bien dimanche… ? Qu’importe, quelle différence… Il était temps de changer de voie, de quitter le train en marche pour rêver d’un ailleurs où tu pourrais choisir ou non la station allongée…

Le métro n’a pas changé. Chaque jour, il traîne son lot de zombies. Mais qui parle de transport en commun ! Seuls, définitivement seuls, c’est le drame dans la rame…

Ah l’odeur du métro, tenace comme une histoire qui aurait mal tourné. Dans les entrailles de Paris, on est vite mis au parfum : boulot, métro, dodo… Métro mais trop !

Il était temps de remonter à la surface, de regarder le ciel, tout bleu maintenant, prendre le temps de revivre, construire un après… Toi et Véro – ta locomotive préférée – vous l’avez fait, avec brio. Chapeau !

Un unique dossier, mais quel dossier… Puychêne… Vous êtes roi et reine en votre beau domaine !

Les voyageurs ont le sourire, toi mon frère rayonnant comme le soleil du sud, tu as le ticket gagnant ! L’abonnement les guette…

A Mirosmenil, j’aurai toujours un petit pincement au cœur. Finis nos déjeuners complices en tête à tête… Au diable la nostalgie… C’était le poinçonneur des Lilas…

Au bout du voyage, une sacrée belle aventure… Mais s’il te plaît Philou, n’arrête jamais les correspondances, tu écris si bien…

© Laurence de Koninck – Publication Facebook – 20 février 2016.

PHOTO MIROMESNIL

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Ecrire de la poésie me réjouit,
Jouer sur les mots m’enchante,
Et tant pis si rien ne se produit,
Je repasserai si ça me chante !

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