Timidité – Véronique Monsigny

 

Violette, pensée sauvage échappée à mon cœur

Symbole de pudeur et de timidité

Tu es comme mon âme dont tu as la pudeur

Mais je n’ai pas de toi la douceur veloutée

 

Ta corolle de parme semble hésiter encore

A sortir du tapis que t’a fait la verdure

A la fin de l’hiver modeste tu arbores 

Pour celui que tu aimes les violets les plus purs

 

Et comme le levain qui a besoin de temps

Et surtout de chaleur pour la pate gonfler

Petite sœur des forêts tu parais au printemps

Complice de la mousse qui veut te camoufler

 

Tu as l’humeur changeante de tes fragiles pétales

Un poussant vers le bas, l’autre regardant en l’air

Et moi parfois le soir à l’heure vespérale

Je me sens comme toi,  une fleur éphémère

 

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OberLenon
Invité
OberLenon
4 février 2020 17 h 10 min

Un poème délicat comme cette violette qui nous guette. Merci !

Brahim Boumedien
4 février 2020 12 h 29 min

Bonne fête Véro !

Amitiés.

Invité
19 septembre 2017 21 h 04 min

Timides violettes dont le parfum subtil nous ravit au Printemps !
Très beau. Merci Véronique
Cordialement

Chantal