Tons d’automne – Christian Satgé

Cycle pyrénéen Des nues grèges, ici havane, Feuilles mortes, ocres et fauves, Et marrons tout hérissonnés, Grise mine et pas de pavanes, Une aurore bleue, bistre et mauve,… L’été, déjà, pique du nez ! L’automne, en robe Sienne et sombre, Nous ramène encor’ sa mode – Rouille ? Caramel ? Chocolat ! – Ses branches … Lire plus

Aurore automnale – Christian Satgé

Cycle pyrénéen     Au loin, alors que la nuit défaille, Le soleil effeuille chaque faille, Dévoile chaque éboulis pierreux Mais ombre, pudique, chaque creux De gris timides et de bleus sombres Que les chaos accrochent, peureux, Privés de leur intime pénombre. Ses rayons, prévenants aspics,  Dévêtent, peu à peu, tout le pic Le font … Lire plus

Le docte et chaste clerc – Christian Satgé

Petite fable affable   En un lieu où on avait dit adieu À un Dieu, hélas, devenu odieux À d’aucuns, au nom du progrès le plus moderne On se référait au Savant, sage ou baderne, Pour répondre à toute taraudante question Et conduire notre vie à sa destination. Devenu un profond puisard de science, L’un … Lire plus

Le lac blanc – Lucien Scheer

  La femme que j’aime est une rose au printemps, d’un rideau rouge, elle ouvre son coeur. Sur un lac mystérieux, un ballet de lumière où dansent les étoiles, où chantent les violons. La femme que j’aime quand elle se déshabille, comme le ciel au vent comme un coucher de soleil comme un lys blanc … Lire plus

Un doux chant d’amour – Fattoum Abidi

Un doux chant d’amour   Un doux chant d’amour Égaie le silence du bourg, La joie se lève tôt où  le douar Contemple la flamme de l’aurore.   Avec des ailes lueur Volent les oiseaux chanteurs, Les tourtereaux dansent l’ardeur, Leur voix libre défile l’ivre bonheur.   Un doux chant d’amour Allume les bougies glamour, … Lire plus

Les larmes de cœur – Fattoum Abidi

Les larmes de cœur   Les larmes de cœur Sont sensibles aux gémissements De l’aurore, L’ombre gène la lumière.   Les mèches  de fureur Grisonnent, en frémissant  Elles ressentent La douleur horreur.   L’obscurité trouble Le rayon du jour, Le poème griffonne Un ressenti du bourg.   Les larmes de cœur Se noient dans la … Lire plus

A l’heure de la sentence – Val Reval

  Terré dans les fourrés où dorment les reptiles Cracheur de beaux discours au venin versatile Un long serpent manœuvre actif dans la pénombre Festoie parmi les siens la nuit dans les décombres Les rats feront un mets de ce saurien vorace Se partageant ses restes au banquet des rapaces Ce rôdeur carnivore affamé d’innocence … Lire plus

Le matin se  coiffe – Fattoum Abidi

Le matin se  coiffe   Le matin se coiffe D’une lumière envoûtante, Séduit mon âme admiratrice La brise est charmée.   Le jour étale ses heures Les êtres se rendant À leur travail Ils chevauchent une dignité satisfaite.   Le parfum de la saison côtoie Mon coin muse, Mes oreilles sont subjuguées Par les chants … Lire plus

Le réveil de  la nuit – Fattoum Abidi

Le réveil de  la nuit   Le réveil de la nuit Sonne, éveille, La chance qui sommeille, La lune éclaire, son cœur magique chavire.   Les malheureux de la terre Suivent à  petit pas la chance, Qui s’enfuit dans les ténèbres De l’oubli et de l’indifférence.   Les malades de la planète Prient pour une … Lire plus

Feux – Laurent Vasicek

  J’ai jeté en l’air Des feux légers de lumière Les feux doucereux de mon enfance De mon adolescence J’ai caressé des rêves secrets Bercés par de l’idéologie convenue Et je ne me souviens plus De la couleur mordorée De ces feux légers Qu’on pouvait presque toucher Qui s’étalaient lentement Dans le ciel d’une nuit … Lire plus

Le roseau desséché – adrien benoir

Le roseau desséché   Le roseau desséché laisse chanter  la voix,  Du  joueur  ajustant  ses huit doigts sur les trous, Et du  souffle repris sort  un air d’autrefois, Qui s’envole vers l’ouïe  du berger andalou.   Sensibles à ses  larmes  les idylles  précoces, Ont trouvé dans sa plainte  l’écho  des bonheurs, D’où fuse  la lueur … Lire plus

Commentaire 4 – Yves Abona

… Là, ô mon Dieu, vous êtes l’amie d’une Muse ! J’ai  le verbe fondu dans votre lumière diffuse. J’arrive à peine, vous avez des mots pour nommer Le caprice de l’être humain et pour asseoir Le juste vers aux côtés d’un humble espoir : Qu’ils sont aimés, ceux qui sont dans l’humanité. Et donc, pas plus … Lire plus