Femme, tu es – Jean-Marie Audrain

Femme, tu es porte lumière Du shabbat jusques aux vigiles En notre temps comme naguère Tu nourris la flamme fébrile.   Femme, tu es comme l’encensoir Tu parfumes nos essentiels Embaumant matins comme soirs Tant notre terre que le ciel.   Femme, tu es le sacrement Faisant de l’amour une louange En ton sein dès … Lire plus

Aimer Aimé – Jean-Marie Audrain

      Un œil sur la poétique L’autre sur la politique; Il aurait aimé n’user Que du premier, notre Aimé.   Il narrait sa négritude Du fond de sa solitude. Etudier à Fort de France Lui donna toutes ses chances. Sa muse s’appelait Suzanne De la même île des bananes. Son œuvre vint d’un cahier Edité … Lire plus

Sans la poésie – Jean-Marie Audrain

  Sans la poésie Les femmes seraient des harpies. Mais la vérité Nait de la rime accordée Et la profiteuse Fait pendant à la menteuse. En lisant Tristan Toutes les femmes sont des fêtes Toutes les femmes sont parfaites C’est évidemment Juste un simple avis Du poète maudit. Le Sphinx répliqua : Toutes les femmes font … Lire plus

La poésie, s’il vous plaît – Jean-Marie Audrain

  Personne ne l’aurait reconnu Ni à la voix, ni au chapeau Ce pauvre poète à la rue Qui tendait la main, le coeur gros Entre Montmartre et les oiseaux Implorant le chaland qui passe Le regard à marée basse Laissant s’envoler tous ses mots.   Ils s’envolaient tous de sa bouche Des ses narines, … Lire plus

Sous les pavés, l’adage – Jean-Marie Audrain

  Interdit d’interdire C’est encore sur les murs Depuis que Jean Yanne l’a scandé et Jean-Pax Méfret chanté sans manquer d’ajouter « Il ne fallait pas l’écrire Maintenant il y a des bavures ».   Donc ce mardi ensoleillé La France invitée à se prélasser Sur la grève ou sur le balcon Se laisse bronzer à la … Lire plus

Mutations bestiales – Jean-Marie Audrain

  Des bras qui se tendent vers vous Pour demander de l’aide De toute urgence Telles des tentacules vous entraînant Vers les ténèbres des bas fonds, Effet PP, poulpe ou pieuvre.   Un corps à corps gluant Elle vous scotche à ses plaies béantes Où que vous alliez elle vous suit Elle tente même de … Lire plus

Des causes, un effet – Jean-Marie Audrain

   La plupart du temps, quand on cherche à résoudre un problème, on focalise sur LE problème en question, et on pense qu’en se forçant à ne plus faire LA chose qu’on ne veut plus faire, on va en venir à bout. C’est une erreur, car la plupart des problèmes sont multifactoriels : c’est l’accumulation … Lire plus

Vieillir, oh ! Vieillir…- Jean-Marie Audrain

Dans son dernier disque Jacques Brel chante : Mourir, la belle affaire ; mais vieillir, oh ! Vieillir… Ces paroles seront une occasion pour nous d’appliquer à la vieillesse notre méditation sur le bonheur pour tous. Tout d’abord je répondrai à des remarques de mes abonnés : je n’ai jamais voulu convertir mes abonnés au bouddhisme … Lire plus

Du bonheur pour tous – Jean-Marie Audrain

  Des mon année de terminale, j’ai retenu deux citations célèbres. Une du cours de philosophie venant des méditations de Descartes : « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée ». J’y ai de moins en moins cru accordant d’avantage de foi à la citation du cours de Français qui était … Lire plus

Une famille en or – Jean-Marie Audrain

  On aurait pu faire Une famille en or Sans tous ses cris Dedans et dehors Sans ces bleus tatoués Sur le coeur et ailleurs, Une famille sans déchirure Où on recoudrait ses blessures.       Une famille sans histoire Pourvu que sans cesse On y fasse croire Par pudeur ou par paresse Avant … Lire plus

Jour vide – Jean-Marie Audrain

Encore un jour vide Un jour sans voix Des heures sans sourire Un matin sans voisin Un soir sans au revoir Aucun collègue qui délègue Des amis tous partis Loups déguisés en brebis Etre vrai se paie Retraite du guère aidé Le vide d’une vie Vidée comme un sac De rimes inutiles.

La méditation, un désir, deux écueils – Jean-Marie Audrain

       Beaucoup de gens désirent découvrir la méditation, mais derrière ce désir se cachent 2 écueils. Le premier peut se nommer ignorance. On retombe dans le syndrome de la bonne du curé : j’voudrais bien mais j’sais point Le second serait la récrimination : ne sachant rien ou peu, je récrimine déjà. Je suspecte, je … Lire plus