Sagesse de l’âne – Jean-Marie Audrain

*

Si on avait écouté l’âne

Prénommé Jacques à la télé

On serait un peu moins fêlés

En voyant l’œuf avant la canne.

*

Suivant notre vision des choses

Jusqu’à nos moindres sentiments

De notre histoire, de nos osmoses

Dans la parole des autres gens.

*

Par le petit bout de la lorgnette

Tout serait plus clair en ce monde fou

On y verrait mieux que par le gros bout

On ferait l’économie de sornettes

*

On croit clairement voir en nous

Comme l’enfant dans le miroir

Trompés par un effet de flou

Nous voyons et broyons du noir.

*

Nos yeux n’ont pas changé à Pâques

Nos vies ont couleurs de nos verres

Plus ou moins tristes et opaques

Aujourd’hui un peu plus qu’hier.

*

Par le petit bout de la lorgnette

Tout serait plus clair en ce monde fou

On y verrait mieux que par le gros bout

On ferait l’économie de sornettes

*

Et s’il était venu le temps

De croire en soi en vérité

Jetant ses lunettes d’antan

Pour un regard objectivé.

*

Adieu aux vielles lunettes noires

Au feu tristes binoculaires

Au lentilles maculées, bonsoir

Voici le temps de la Lumière.

*

Par le petit bout de la lorgnette

Tout serait plus clair en ce monde fou

On y verrait mieux que par le gros bout

*

On ferait l’économie de sornettes

Par le petit bout de la lorgnette

Tout serait plus clair en ce monde fou

On y verrait mieux que par le gros bout

On ferait l’économie de sornettes.

*

A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (996)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

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