Autour du feu, les hommes dansent,
Peaux luisantes, muscles tendus,
Le sol résonne sous leurs pas,
Les tambours battent…battent…battent.
Leurs cris fendent la nuit,
Leurs corps dessinent des serments anciens,
Ils partent chasser le fauve,
Mais c’est elle qui les traque déjà.
Elle surgit, panthère d’ébène,
Souple comme le vent,
Féroce comme le désir,
Son regard est une flèche, son souffle un piège.
Elle ne se donne pas…elle s’impose.
Sa peau est une nuit sans pardon,
Sa démarche, un sortilège.
Et les tambours s’inclinent.
Elle est l’origine du feu,
La pulsation sous les peaux,
La transe qui fait plier les genoux,
La femme qui fait taire les fauves.
Femme ou bête ?
Mystère ou offrande ?
Elle est la chasse, elle est le feu,
Elle est la danse que nul ne mène.