Qui trop embrase mal éteint – Jean-Marie Audrain

Cette femme envahissait les réseaux sociaux

Dressant un tableau larmoyant de sa vie

Demandant non pas de l’argent directement

Mais de lui trouver des gens

Des abonnés à qui réclamer

Des euros sonnants et trébuchants

Par centaines sinon rien.

 

Elle savait cibler son monde

Les généreux chrétiens bisounours

Prompts à la compassion

Sensibles aux larmes et aux images

Veuvage et affamage en tête.

 

Elle prétendait que le monde entier

Lui refusait toute aide depuis 7 ans

Le chiffre magique pour embobiner.

Les docteurs et les assistantes sociales

Avaient disparu après l’avoir rejetée

Et elle faisait rimer vol et viol

Pour apitoyer son public

En criant un au secours tacite.

 

Elle disait je ne veux ni mendier

Ni inspirer la pitié

Qu’elle s’en est toujours sortie seule

Mais qu’à présent faute de gros chèque

Elle se laisserait mourir.

 

Après les avoir suppliés

Elle leur crachait dessus

Les insultait eux et leur Dieu

Les chrétiens trop généreux

Pour l’avoir crue au pied de la dette.

 

Ayant été démasquée

Elle a sommé ses abonnés

Tous autant de manipulés

D’insulter ses bienfaiteurs

N’ayant pas payé sans questionner

Car sa demande évidemment

Ne répondait ni à l’espace ni au temps.

 

Je ne puis que vous souhaiter

Que cette histoire

Ne vous arrive jamais.

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (978)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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2 Commentaires
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Hervé Outil
Membre
29 août 2022 18 h 00 min

En effet, je ne souhaite pas croiser le diable ou même ses supports de satan.