Viens, viens, viens vite me caresser,
Comme la plume, pour m’effleurer,
Souffler la poussière sur mon cœur,
Déposée par le temps et les heurts.
Balaye-moi, tout comme le vent,
Traverse mon corps de part en part,
Comme l’écume sur les remparts,
Libère-moi de mes vieux tourments.
Viens, viens, viens, vite me caresser,
Comme la plume, pour m’effleurer,
Souffler la poussière sur mon cœur,
Déposée par le temps et les heurts.
Contre la tempête et son orage,
Qui balaye tout sur son passage,
Tu calmes les plus viles ardeurs,
Une vraie claque de douceur.
Tu vois jusqu’au fonds de mon âme,
Quand ma patience se limite,
Pour balayer tout ce qui m’irrite,
Et le déverser dans une larme.
Viens, viens, viens vite me caresser,
Comme la plume, pour m’effleurer,
Souffler la poussière sur mon cœur,
Déposée par le temps et les heurts.
Les yeux fermés et l‘âme légère,
Déposant là-bas ces goûts amers,
Sans crainte de ce qui est derrière,
Pour ta caresse, même éphémère,
J’ouvre grand mes yeux et je respire,
Libre de tout, pour vivre devant,
La chaleur calme de ton zéphyr
Régénère tant mon cœur d’enfant.

“Les yeux fermés et l‘âme légère” : Très beau tableau et magnifique art poétique ! Merci pour ce partage !