(Poème pour mon père de sang)
Profiter sans discontinuer
des pas que nous faisons,
de notre marche en pleine respiration – de ce que nous sommes
sans nous préoccuper de ce que nous inspirons aux autres :
merci papa de marcher avec ta légèreté, alors que tout te pèse,
tu es au-delà du regard extérieur
tu le maîtrises en te cantonnant à ce que tu es toi quand tu profites en toute éloquence de ton plaisir,
bonheur ultime de qui s’ouvre, coquillage apposé contre l’oreille de qui sait voir la béatitude de mon père.
Leçon de soleil à la face du monde des pauvres en matière de vie.
Profiter n’est-ce pas s’ouvrir au monde,
dans une lumière telle qu’elle éclaire chaque âme jusqu’à son fond ?
Profiter n’est-ce pas s’abandonner à la Volonté du Divin,
jusqu’à faire un avec les éléments ?
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