(Poème pour mon père de sang)
Profiter sans discontinuer
des pas que nous faisons,
de notre marche en pleine respiration – de ce que nous sommes
sans nous préoccuper de ce que nous inspirons aux autres :
merci papa de marcher avec ta légèreté, alors que tout te pèse,
tu es au-delà du regard extérieur
tu le maîtrises en te cantonnant à ce que tu es toi quand tu profites en toute éloquence de ton plaisir,
bonheur ultime de qui s’ouvre, coquillage apposé contre l’oreille de qui sait voir la béatitude de mon père.
Leçon de soleil à la face du monde des pauvres en matière de vie.
Profiter n’est-ce pas s’ouvrir au monde,
dans une lumière telle qu’elle éclaire chaque âme jusqu’à son fond ?
Profiter n’est-ce pas s’abandonner à la Volonté du Divin,
jusqu’à faire un avec les éléments ?

Bel hymne à l’abandon.
Celui d’un ressenti négatif mort de sa belle mort
et celui à l’instant présent sous la bienveillance de la volonté divine.
Abandon à ton père du ciel et de la terre !
Beaux ses sons musicaux du coquillage apposé contre l’oreille attentive.
Un beau texte profond et pertinent, Sarah.
LMA.
“… sans nous préoccuper de ce que nous inspirons aux autres“
Entièrement du même avis ! J’ajoute simplement ce que disait un grand poète : “Le temps s’en va, le temps s’en va, madame, ; las ! Le temps non, mais nous nous en allons ! et tôt serons étendus sous la lame : pour ce, aimez-moi cependant qu’êtes belle” !
Merci pour ce partage !