Le temps du bilan – Jean-Marie Audrain

Plusieurs sujets traités séparément semblent mériter une lecture que je qualifierai de synoptique, à embrasser d’un seul regard.

Hier nous avons lu qu’Albert Schweitzer était un témoin de ce que j’appelle le double coup de rame : il alliait parallèlement la prière et l’action. Nous l’avions constaté dans des précédentes vidéos, naviguer avec une seule rame expose trop souvent à tourner en rond.

Souvenez-vous de la vidéo où je parlais de Sylvie Collé qui avait refusé d’aider Marie-Christine en allant récupérer son auto à la fourrière, un dimanche matin sous prétexte que, l’après-midi, elle s’était déjà engagée à aller à la Marche pour Jésus.

De même, il m’est arrivé de me retrouver le soir à la rue et lorsque j’appelais des personnes que j’aidais moi-même dans mon église pour l’animation des messes, celles-ci me répondaient « Appelle le 115 , le numéro des SDF ». Il s’agissait de personnes assez haut placées dans la société et dans la vie locale.

Bien qu’habitant de vastes maisons, elles ne voulaient pas se mouiller en accueillant quelqu’un qui n’était pas dans leur programme de réceptions. D’un côté de la cloison la façade pieuse, de l’autre le rejet des personnes dans le besoin.

Plus récemment, dans le même cas de figure, un couple d’amis très engagé dans l’Eglise m’a répondu « Prie et fais la volonté de ton père ».

Tout cela me rappelle une mauvaise blague facile à adapter à ma situation :

Un touriste français est tombé dans la Tamise, et, se noyant il appelle ‘Help ! Help ».

Alors un autre français passant par là lui répond « Au lieu d’apprendre l’Anglais tu aurais mieux fait d’apprendre à nager ».

Si c’était moi qui étais tombé à l’eau, les paroissiens de ma connaissance m’auraient envoyé non pas une bouée mais un bréviaire ou une bible !

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (961)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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2 Commentaires
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Plume de Poète
Administrateur
26 janvier 2022 18 h 37 min

C’est pourtant tellement vrai !…