Le mal en soi – Jean-Marie Audrain

“Il nous faut donc      accepter notre mal, sans amour et sans haine, reconnaître qu’il est là et qu’il doit avoir part à notre vie.”

 

Cette citation est extraite du Livre Rouge de Carl Gustav Jung, elle nous éclaire sur la nécessité d’accepter le mal, de reconnaître sa juste place aux côtés du bien.

 

Jung nous révèle l’ambivalence de notre relation au mal :

« Tu souffres du mal parce que tu l’aimes en secret, sans en avoir conscience. A cela tu voudrais échapper et tu commences à haïr le mal. Et te voilà désormais lié au mal par ta haine, car, que tu l’aimes ou le haïsses, cela revient au même pour toi : tu es lié au mal. Il faut accepter le mal.

Certains penseront au fameux syndrome de Stockholm qui évoque le fait qu’à force de vivre sous l’emprise du mal, on commence par l’admettre puis on finit par s’y attacher même sentimentalement. Pour ne pas dire à s’y identifier.

C’est pourquoi Yung désigne le mal comme

« Celui qui te rend étranger à toi-même ».

Le maître de la psychanalyse et de la psychologie analytique nous redit d’ailleurs de page en page :

 

« Ce que nous voulons est entre nos mains. Or, ce que nous ne voulons pas, mais qui est pourtant plus fort que nous, nous entraîne et nous ne pouvons pas l’arrêter sans nous nuire. Car notre force reste alors dans le mal

Aussi nous invite-t-il à relire plusieurs fois cette phrase-clef :

« Il nous faut donc accepter notre mal, sans amour et sans haine, reconnaître qu’il est là et qu’il doit avoir part à notre vie. C’est ainsi que nous lui ôtons la force de nous submerger.”

 

Lecture recommandée : 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (976)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires