“Il nous faut donc 
accepter notre mal, sans amour et sans haine, reconnaître qu’il est là et qu’il doit avoir part à notre vie.”
Cette citation est extraite du Livre Rouge de Carl Gustav Jung, elle nous éclaire sur la nécessité d’accepter le mal, de reconnaître sa juste place aux côtés du bien.
Jung nous révèle l’ambivalence de notre relation au mal :
« Tu souffres du mal parce que tu l’aimes en secret, sans en avoir conscience. A cela tu voudrais échapper et tu commences à haïr le mal. Et te voilà désormais lié au mal par ta haine, car, que tu l’aimes ou le haïsses, cela revient au même pour toi : tu es lié au mal. Il faut accepter le mal.
Certains penseront au fameux syndrome de Stockholm qui évoque le fait qu’à force de vivre sous l’emprise du mal, on commence par l’admettre puis on finit par s’y attacher même sentimentalement. Pour ne pas dire à s’y identifier.
C’est pourquoi Yung désigne le mal comme
« Celui qui te rend étranger à toi-même ».
Le maître de la psychanalyse et de la psychologie analytique nous redit d’ailleurs de page en page :

« Ce que nous voulons est entre nos mains. Or, ce que nous ne voulons pas, mais qui est pourtant plus fort que nous, nous entraîne et nous ne pouvons pas l’arrêter sans nous nuire. Car notre force reste alors dans le mal.»

Aussi nous invite-t-il à relire plusieurs fois cette phrase-clef :
« Il nous faut donc accepter notre mal, sans amour et sans haine, reconnaître qu’il est là et qu’il doit avoir part à notre vie. C’est ainsi que nous lui ôtons la force de nous submerger.”

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