La vie se réveille- Fattoum Abidi

 

La vie se réveille,

Sur le chant de l’espoir

Elle se vêt d’un étendard,

Portant le nom de tous les arts

Elle plaide pour un monde universel,

Où chaque pays garde son art sensationnel.

.

Ah ! Je passe par là,

Je vois des chanteurs qui animent

La rue de Tunis, Ils  jouent

La musique de tous les douars,

On voit des pièces de monnaie

Sautant au dessus des têtes de là-bas.

.

Elles s’installent dans l’étui de guitare

Des jeunes artistes en chômage

Gagnent leur vie, dans la rue

Des passants s’arrêtent écoutent,

Jettent de l’argent dans une caisse

Puis ils passent.

.

On lit dans les yeux des artistes

De la tristesse noire,

Être sans travail fixe

Ça leur travaille la tête,

Plus de six cents milles chômeurs

Guettent un espoir mirage.

.

La corruption bat son record,

La fuite des  capitaux

Incitent la fuite des cerveaux,

Des compétences quittent

Le pays à la recherche du meilleur,

Hélas ! Certains sont les parois des grosses baleines.

.

© Fattoum Abidi

7.9.2018

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Fattoum Abidi

Fattoum Abidi (1)

Après des études universitaires en philosophie à Tunis et en littérature française à la Sorbonne Paris IV, Fattoum Abidi, Tunisienne d’origine, est aujourd’hui fonctionnaire à la télévision.
Depuis l’âge de 14 ans, elle aime écrire et peindre. Elle a d’ailleurs trois romans à son actif en cours d’achèvement. Et elle prépare ses expositions personnelles de peinture dans l'art contemporain. Et elle a participé dans des e books de poésie avec des poètes de tous les coins du monde suite à des concours de groupes sur facebook

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2 Commentaires
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Laurence de Koninck
Membre
8 septembre 2018 11 h 49 min

De jolis mots pour décrire une réalité révoltante. Merci talentueuse poétesse.

Christian Satgé
Membre
8 septembre 2018 9 h 22 min

Une description forte et poignante d’une réalité qui est sous nos yeux – et pas que dans la rue de Tunis – mais qu’on ne voit plus à force d’une habitude qui gomme toutes nos révoltes… mais pas la vôtre, Dieu merci.