La conversion plutôt que le silence – Jean-Marie Audrain

 

Hier soir, en regardant le JT, je m’attendais à ce qu’il s’ouvre sur le séisme monstrueux qui a couté la vie à plus d’un millier de personnes en Afghanistan, et en a blessé et fait disparaître bien davantage. En réalité, l’information ne fut même pas citée dans les titres, mais juste évoquée durant 20 secondes après 40 minutes de parlote politicienne.

Je comptais vous proposer ce jour une minute de silence en hommage à ces victimes.

Mais ce matin je réaliste que nous fêtons la naissance de saint Jean Baptiste. Sa parole n’était pas du bavardage ni un vent qui tourne comme une girouette. Inlassablement il nous disait « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle ». Il ne s’agissait pas de changer de religion, mais de retourner son regard, non plus tourné vers soi, mais vers les autres, vers Dieu et vers nos frères et sœurs. La bonne nouvelle, c’est le salut pour tous, quelque soient nos origines, notre situation sociale, nos croyances, la vie plus ou moins droite que nous ayons menée.

Comme piste, il nous donnait celle-ci « Suivez l’Agneau partout où il va », comme l’a rappelé l’autre autre saint Jean, le disciple que Jésus aimait, comme il s’appelait lui-même.

Le mot salut est quasiment le même que le mot guérison dans le grec biblique et, étonnamment, le bouddhisme fait le même parallèle. Il s’agit selon ce qu’on appelle La loi merveilleuse de changer de direction, comme un skieur effectuant une conversion, une volte face, et, de ce fait, retrouver la santé et la force aux niveaux physiques et spirituels. Se convertir s’appellerait selon le bouddhisme changer le poison en élixir. Cette conversion se décline sous trois principes : ouvrir, tout inclure et renaitre (ou revitaliser).

On ne peut que penser à St Paul qui nous invite à passer du vieil homme (le charnel) au nouvel homme (le spirituel).

Pour cela, nous ne sommes pas obligés d’imiter saint Jean Baptiste en vivant au désert, se nourrissant de miel et de sauterelles. Il suffit de l’écouter « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle ». et de suivre l’Agneau (Jésus) partout où il va.

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (960)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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