Nous étions nombreux ce jour-là à Rambouillet
pour une rencontre du courant ” Entre-jeunes ”
chacun affichant ou n’affichant plus la jeunesse qu’il voulait ou qu’il ne pouvait plus cacher.
Tous issus du même lieu : la solitude.
Dédicace tardive.

Ce jour-là…
J’aurais voulu te dire
Jean-François, Bruno, Alain, ou toi Jean-Pascal,
Que je n’étais venu rien que pour toi
Et que mon bonheur en ce jour
Dépendait de ta présence.
J’aurais voulu te dire encore que tu étais beau
Malgré les cicatrices sur ta figure et sur ton cœur,
Beau justement à cause d’elles,
Qu’il n’était nul besoin de les cacher
Nulle raison d’en avoir honte
Car c’est d’un peu de toi que je perdrais
Si tu ne les portais aujourd’hui,
Un peu de ce “toi” qui est là
Et que j’aime.
J’aurais désiré t’écrire
Marie-Claude, Claire, Agnès, ou toi Marie-Pascale,
Que ce jour-là , tu avais parfumé mon cœur,
Que ton sourire avait ensoleillé ma nuit
Et que j’aurais donné trente ans
Pour rester avec toi encore un instant
Pour contempler la beauté de ton visage
Qui reflète la soif de ton âme,
Soif d’être écoutée et révélée,
Soif d’être désirée comme tu désires,
Et que moi, ne sachant te combler,
J’ai simplement aimée.
J’aurais aimé te chanter
A toi qui m’a accueilli en frère
Que ce que tu me donnais de vivre
Ici même, ce jour-là, déjà,
C’était un peu du ciel sur la terre,
Comme un bienheureux avant-goût du banquet
Où chacun a déjà sa place
Et où l’on pourra se dire sans peur :
” Petit frère, petite sœur, je t’aime”.
Mais, ce jour-là, je n’ai rien dit….
Ces magnifiques moments du passé donnent toute leur profondeur à ces touchantes paroles du présent !
Nostalgie palpable dans ce beau texte touchant qui emeut.