
Il aurait neigé à pierre fendre
A fendre les cœurs les plus tendres
Un éclatement sans écho
On saigne sans un bruit de trop.
C’est le désert du grand silence
Comme dans un cloître d’abbaye
Une grande chartreuse en partance
Qui a oublié son pays.
Le froid nous mord plus que les doigts
Il n’épargne pas la mémoire
La mort est toujours aux abois
Quand le gel entre en notre histoire.
Hier, c’est un jour d’hiver
Où les pieds glissaient sans élan
Et les boules s’envoyaient en l’air
Entre les gants de nos enfants.
Tout cela peut sentir Noël
Le solstice ou bien Hanouka
Une saison neuve y naitra
Sur la paille et sous les chandelles.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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La neige a fondu dans mon coin de Normandie. Elle était seulement de passage mais l’espace d’un instant elle m’a rappelé les Noëls de ma petite enfance et qui aujourd’hui, sont au chaud dans ma mémoire. Merci Jean-Marie.
“C’est le désert du grand silence” : plus le temps passe, plus on y pense ! Merci pour ce tableau poétique à la fois triste et magnifique !