Parler du respect, voire de l’amour des animaux, ne peut que nous conduire à cette grande figure qu’est Albert Schweitzer. Fils de pasteur alsacien, lui-même destiné à devenir pasteur, il se laissa très jeune imprégner par la charité évangélique. Curieux de tout, il fit des études de théologie, philosophie, médecine, Histoire, musique etc.
A une brillante carrière en Europe, il préféra donner à sa vie aux africains du Gabon, principalement aux lépreux en son célèbre hôpital de Lambaréné. Ce demi-siècle offert à ceux qu’il appelait ses frères noirs lui valu le prix Nobel de la Paix en 1952
Mais ce que l’on connait moins, c’est le profond amour de cet homme au grand cœur pour toutes les créatures. Il avait adopté comme idéal le respect de toute vie. Son rayonnement contribua grandement à répandre le respect et l’amour des animaux et de toute la nature.
Il s’exprime ainsi dans son livre Souvenirs de mon enfance : « Surtout, je n’arrivais pas à comprendre, et cela dès avant mon entrée à l’école, pourquoi, dans la prière du soir, on ne me faisait intercéder que pour les humains. Aussi, quand m’a mère s’était retirée après un baiser et un affectueux « Bonne nuit », je faisais tout bas une prière supplémentaire : « Bon Dieu, protège et bénis tout ce qui respire ; préserve du mal tous les êtres vivants et fais-les dormir en paix !».
Je vois en cet Albert un modèle à suivre car son amour pour toute créature était vécu à la fois dans l’action et dans la prière, sans aucune exclusive. Ne pourrait-on pas y voir un saint François des temps modernes, comme on l’a vu en la personne de Ronald Cosic, précédemment évoquée et citée ?
Je conclurai avec cette citation d’Albert Schweitzer : « L’enfant qui sait se pencher sur l’animal souffrant saura un jour tendre la main à son frère ».

Très belle chronique Jean Marie !