Pascal est célèbre pour deux choses : sa pensée sur le cœur et la raison ainsi que pour sa fameuse machine à calculer. Mais qui se souvient de ce qui équilibre la dualité du cœur et de la raison ? Précisément… la machine ! ! !
Le lecteur lambda y déchiffrera premièrement l’habitude mais à y regarder de plus près je parlerais plutôt… d’habitus. Nuance de taille car l’habitude est subie, passive voire négative.
L’habitus que je lis derrière cette ‘machine’ est une disposition positive, un engagement au quotidien, une résolution incarnée dans nos pensées, nos paroles, nos gestes et nos actions. A chacun de vivre cette ‘machine’ d’une façon ou de l’autre. Pour ma part je m’estime acteur de ma destinée donc de mon quotidien. C’est à cela qu’invite Guy Gilbert en recommandant par exemple de prendre ce bon ‘pli’ qui consiste à embrasser ses enfants chaque matin avant de se séparer d’eux.
C’est à cela qu’invite la nounou du livre et du film La couleur des sentiments s’adressant à la petite fille qu’elle accompagne : Se dire chaque matin devant son miroir je suis quelqu’un de beau, d’intelligent et d’important.
De la même façon, on peut chanter le verset de ce psaume Je te bénis Dieu de ma vie pour la merveille que je suis.
Comme dans la plupart des actes de notre vie, chacun est invité à trouver son équilibre ‘machinal’ entre l’habitude (de semer de ‘je t’aime’ par exemple) et l’habitus, de vivre et dire son amour en vérité et sans retenue. Dans les deux cas, cela suppose prendre conscience de ce qui nous guide au-delà du cœur et de la raison. Pour, au final, prendre sa vie à bras le corps.