Malgré tant de temps donné
Autant d’amour partagé
Tant de caprices éhontés
Auxquels j’ai bien dû céder
Malgré tout mon cœur donné
Pitié ! Denise m’a tué !
Malgré les consultations
Les ordonnance à foison
Il était hors de question
D’admettre sa déraison
Donc tout jeter pour de bon
Denise ma trahison !
Malgré douze et longues années
A ne faire que m’incliner
Lui donner la vérité
Dire que j’allais tout changer
Dans ma façon de penser
Denise m’a achevé !
Malgré l’infinie patience
A me fondre dans la danse
De ses délires d’inconscience
A pardonner ses errances
A m’en crucifier les sens
Denise, oh ma souffrance !
Malgré les soirs de prière
Les chapelets de nos frères
Toutes les messes de nos Pères
Les suppliques à notre Mère
Les sacrifices mortifères
Denise ! Oh mon calvaire !
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Ou peut-être encore Est-elle ensorcelée. En tout cas, je pense qu’il faut qu’elle aille voir un prêtre exorciste.
Cette femme n’est pas à aimer mais plutôt à fuir. Elle me fait penser à une perverse narcissique qui se plaît à faire du mal et à mettre à ses pieds tous ceux qui lui cèdent par amour. Mais c’est un très beau poème, très triste. Cependant dans la dépression on n’est plus nous-même. Alors peut-être n’est-elle que dépressive mais en tout cas c’est une grosse dépression.