
Comme un mégot sur le trottoir
Je me sens dedans comme dehors
Tout et écrasé et noir de noir
Piétiné une fois trop fort.
On se croirait parfois utiles
A rhabiller Jacques, Paul et tant
Leur cédant nos habits futiles
Comme saint Martin en son temps.
Du temps c’est toujours ce qu’on donne
Sans compter car qui veut aimer
N’entend pas le coucou qui sonne
Lui disant que l’heure a sonné.
Comme un mégot sur le trottoir
Je me sens dedans comme dehors
Tout et écrasé et noir de noir
Piétiné une fois trop fort.
A côtoyer les gens des rues
Tentant de leur trouver un toit
Son chez soi, on ne le voit plus
Même scénario à chaque fois.
Si chacun faisait son travail
De bénévoles il n’y aurait plus
Mais le social, vaille que vaille
Tourne au bureau, non dans la rue.
Comme un mégot sur le trottoir
Je me sens dedans comme dehors
Tout et écrasé et noir de noir
Piétiné une fois trop fort.
“Mais tout cela chacun le sait
Même si on laisse des gens crever
D’autres que nous sauront s’user
Et puis au fond nul n’est parfait”
Les casquettes sont à cumuler
Car une seule ne suffit pas
Pour guérir et pour consoler
Les mille tracas d’ici-bas.
On me dit « Saint Bernard un jour
Celui de Jésus ou Buddha
Tu devras le rester toujours
Au ciel on te remerciera ».
Comme un mégot sur le trottoir
Je me sens dedans comme dehors
Tout et écrasé et noir de noir
Piétiné une fois trop fort.
Comme un mégot sur le trottoir
Je me sens dedans comme dehors
Tout et écrasé et noir de noir
Piétiné une fois trop fort.
A écouter ici en chanson :
Très beau texte et belle chanson, bravo Jean-Marie, que de ressenti et de clichés, magnifique !👌
L’indifférence de la détresse humaine
Le petit confort de la bourgeoisie bien pensante
La pauvreté des misérables comme Hugo le dénonçait si haut, si fort.
Soyons fraternelles, soyons dans la compassion et non dans la peur.
Anarchie Vaincra !
C’est beau, fort, bordé de solitude et d’humanité …j’ai vraiment aimé…🙏✍️🎀
J’ai une amie qui a beaucoup aimé (mais moi aussi) !