Charme trop ordinaire – Raymond Delattre

Les grégaires pâquerettes colonisent trottoirs et pelouses bien vertes…

 

     O fleurettes

vous qui n’êtes

là que pour

peu d’amour

nulle haine

ne vous gêne

ni crachats

ni vieux chats

couchés sur vous

ni les hommes

qui vous piétinent

ni les pommes

qui vous tombent

sur le crâne

ni les ânes

qui vous broutent

ni les bombes

 

La bise ou la brise accompagne vos vertiges et vos joies auprès des cailloux secs.

 

(Chênée le 27/3/2017)

 

 

 

 

 

 

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6 Commentaires
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Véronique Monsigny
Membre
28 mars 2017 11 h 05 min

j’aime beaucoup ce texte qui parle du printemps mais aussi de l’immuabilité et de la nature éternelle… Malgré tout ! un rayon d’optimisme que je reçois comme un cadeau . Merci

Plume de Poète
Administrateur
28 mars 2017 7 h 15 min

Merci pour vos merveilleux partages poétiques sur les espaces Plume de Poète !
Bonne continuation Raymond et nous avons hâte de découvrir vos autres textes…
Bien à vous,
Alain