Des voix aimées comme des aboiements
Des sonneries comme des éclairs
Des marteaux-piqueurs comme des tremblements de terre
Des radios comme des cliquetis

Des larsens comme des alarmes ininterrompues
Des vrombissements comme de sempiternelles alertes
Des bruits d’eau comme des complots
Des quolibets comme des saluts
Des piaillements d’oiseaux comme des moqueries…
Vous qui entendez à volonté
Comment pouvez vous appeler d’un nom barbare
Ce qui du silence est aux antipodes ?
Le silence résonnerait comme une délivrance
Et une expérience ouverte au partage,
Mais ce que perçoit ceux que vous croyez
Bien à tort dans un cocon insonorisé
Vous n’en connaissez par l’once la plus infime
Car, au cœur de la déchirure, se tient le miroir

Défigurant dans les deux sens
Tout ce qui le traverse
Et avec lui vos préjugés
Sur le non-ouï présupposé
D’une malentendance devenue existence
À laquelle vous voilà condamnés 
À demeurer des étrangers
Car votre silence ignore
Le nôtre, qui n’est qu’un nom,

Un leurre dont, faute de mieux,
Vous l’avez affublé.
Le silence qui aurait pu rapprocher deux mondes
En a cristallisé la faille
À force d’en trop parler.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Ce Monde regorge de bruits. De musique. De choses pas toujours définies. Provoquant parfois un charivari du tonnerre. Des bruits pas toujours cohérents. Et assourdissants. Monde que nous ne comprenons pas toujours. Mais qui reste si nous avons la foi. Un bonheur à partager.
Le silence espéré fait du bien, Il apaise. Le silence subi est un bruit infernal, jusqu’à ce qu’on l’accepte comme un ami
Le monde de ce silence exprime par des gestes n’ est pas toujours compris si nous n’ en avons pas les explications ..tout comment le braille pour les non voyants…merci cher petit frère de plume que je lis avec plaisir tant que ma vue le permettra
Amities Poétiques Domi