VIE D’ANGE – Jeanmarime

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 A la ville de Thiais

 dans le Val de Marne

 CPT  261 avenue de Fontainebleau

 Vous voyez,

 c’est le RV du beau monde

 mon marquis, pour pas un radis !

 Mes années de patience sont enfin récompensées !

Mes demandes de logement ayant trouvé porte close

Les ponts m’avaient grand ouvert leurs bras

Mais au prix d’une compagnie tumultueuse

Et par surcroît nauséabonde.

Sans parler des squatteurs de tignasse et de pantalons !

Mais tout récemment, par je ne sais quel heureux sort

La société s’est subitement trouvée en dette

Et au tout dernier moment m’a offert en compensation

Un hébergement sans frais

Avec un exemplaire voisinage

Sans même un papier à signer

Hommes et femmes confondues

Nous faisons tous bon ménage

Logés par cinq sans préavis ni préjugé

Personne ne bronche ni ne pipe mot

A part quelques échos de grignotage

Ou quelques grattouillis de becs et ongles

Voire d’innocents jeux d’osselets

Seule la douce musique de la pelle du jardinier

Vient égayer notre Villa Tout Repos

Comme tous ceux du lotissement

” Des compositions rapides ”

Notre bail tacite durera cinq ans, non renouvelable

Au delà, nous redeviendrons des marginaux

Logés à la Fausse Commune

La vraie ayant déjà donné.

Je vous souhaite à tous

De connaître, sans tarder, la Paix

D’un tel domicile fixe

En si discrète promiscuité.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (961)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Anne Cailloux
30 juin 2017 11 h 55 min

Personne n’est à l’abris, nous sommes pour certains, si prés de ce but que l’ont pourrait entendre votre voisin du dessus uriner à une heure du matin. pas le choix que d’avancer et d’accepter.