Un mot semble avoir disparu de notre vocable ;
c’est celui de « repos ».
Auparavant il renvoyait à la fois au repos éternel et au repos dominical.
Il était proche du mot quiétude, devenir toujours plus quiet étant le but tout le monde.
Aujourd’hui, la détente et l’inquiétude sont les deux mots ‘tendance’.
Qui dit détente, dit tensions permanentes. Ces tensions génèrent de l’inquiétude.
Aurait-t-on oublié et le vécu et le sens du vrai repos ?
Ecoutons Alain qui nous dit « C’est dans les moments de repos que l’on sait à quoi on pense ».
Il semble ne plus y avoir de repos à l’ère du tiraillement entre les complotismes et les extrémismes.
Serait-on revenu à l’époque de Bernadette Soubirous qui avait lu en entrant au carmel de Nevers : « Travaillons ici-bas sans relâche, nous aurons tout le ciel pour nous reposer ».
Georges Moustaki chantait, de son côté et à une autre époque « Nous avons toutes la vie pour nous amuser, nous aurons toute la mort pour nous reposer ».
Et si le ciel pouvait descendre sur la terre ? C’est ce que professe et l’Evangile et le bouddhisme. La béatitude ou le nirvana sont affaire d’état de conscience et non de lieu ou de temps.
Il nous appartient de méditer sur ces pensées jusqu’à trouver en nous la source de la vraie quiétude. Le repos, c’est maintenant !
La paix est en nous. Il serait sage d’arrêter de la chercher à l’extérieur. De cette façon la paix extérieure reviendra d’elle-même.