Revenons à nous, moutons – Jean-Marie Audrain

Vous avez bien entendu et bien lu : Revenons à nous, moutons.

Ne leur ressemblons nous pas avec notre trilogie quotidienne

Métro-Boulot-Dodo ?

Et non seulement nous suivons le troupeau, mais nous pensons comme le troupeau :

Métro-Boulot-Dodo-Réseaux Sociaux.

Nous sommes bien loin de trouver ici la réponse à la triple question initiale de la philosophie : D’où-viens-je, qui suis-je, où vais ?

Questionnement que l’on pourrait résumer en une seule question : Que suis-je ?

Et là, personne ne répondrait : un mouton, mais un humain, une femme ou un homme !

Alors la question devient : Qu’est-ce que l’homme ? Elle n’est pas nouvelle. On la trouve déjà dans un texte millénaire de la Bible, question adressée à Dieu : Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?

Nous décryptons en filigrane que l’identité de l’homme serait liée à sa valeur. En quoi vaut-il précisément plus qu’un mouton ?

Une réponse nous est apportée par le livre de la Genèse : Dieu créa l’homme à son image.

Citation célèbre, mais Dieu n’ayant pas de corps et nous, apparemment si, comment comprendre ce mot « image » ?

Si l’on revient au double questionnement D’où viens ? Que suis-je ? on va pourvoir cheminer vers la réelle question de notre identité : depuis quand un homme existe-t-il ? Depuis sa conception bien évidemment. Pour son corps du moins. Mais pas seulement.

La conception d’un enfant commence dans le cœur et dans la pensée des parents.

Alors, on ne peut que supposer que cette conception était aussi de toute éternité dans le cœur et dans la pensée de Dieu.

On pourrait aller jusqu’à dire que dès la conception dans le ventre de la maman, il y avait déjà tout Mozart, tout Verlaine, tout Van Gogh, tout Saint François d’Assise etc!

Tous sont bien loin de nos moutons et l’identité de l’homme le distingue bien de l’animal par sa nature et par sa valeur. A l’image de Dieu, il l’est en ce sens que, contrairement à l’animal, il est créé pour sans cesse se dépasser jusqu’à pouvoir devenir lui-même non seulement un proche de Dieu mais semblable à lui.

Nous venons bien de réponse à deux questions : D’où-viens-je et que suis-je ?

Prévoyons un délai et une autre minute philosophique pour tenter de répondre à la question Qui suis-je.

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (978)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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