
Bonjour à tous et toutes,
A qui ? A quoi ? le mot gentillesse pourrait-il inciter à penser ?
Un poème ? Dans l‘affirmative, réitérons le terme phare gentillesse, tel le refrain d’un chant.
Quant à la présentation de votre poésie, vous avez l’embarras du choix : distiques (groupes de 2 vers), tercets, quatrains, sextains (strophes de 6 vers), septains…
Voici le texte que j’ai composé avec ce mot gentillesse :
Gentillesse
La gentillesse,
J’entends distinctement gentillesse ;
Résonnent alors délicatesse, noblesse, tendresse,
Ou mélancolie, fantaisie, fantasmagorie, féérie,
Et non,
Forteresse, paresse, faiblesse, mollesse, tristesse !…
Une gentillesse,
Par nature, sans fioriture, comment se comporte-t-elle ?
Est-ce un concept désuet temporellement remisé au placard ?
S’éclipse-t-elle pour un départ délibéré à tire d’aile ?
S’élève-t-elle en un style de vie adopté du matin au soir ?
Ne porte-t-elle pas, la bonté d’une substantifique moelle ?
Cette gentillesse,
C’est le rire innocent de l’Enfant,
Le cœur généreux d’un Autochtone,
L’initiative heureuse d’une Passante,
L’entraide désintéressée d’un Bonhomme,
Le conseil bienveillant de l’Encadrant.
Gentillesse,
Revêt un indispensable gilet par balles,
Développe des qualités d’amabilités premières,
Ajoute précieusement des cordes à un arc vital,
Invite à partager les bienfaits vivifiants du bon air,
Crée l’ambiance éthérée d’un somptueux bal.
Si vous le souhaitez, choisissez un mot ; répétez ce même mot au début de chaque strophe. Écrivez tout ce que ça vous inspire.
Bonne journée à tous et toutes.
G.L. Gérard Lepoutre.
Bonjour Gérard,
Dans votre poème sur la gentillesse, vous savez trouver les mots et expressions riches de sens et qui rayonnent autour du thème évoqué.
Bravo !
Bonjour Sarah,
Merci pour ce retour. Tu déclines “Gentillesse” sous la forme d’un don.
J’aime :
“La gentillesse est un soin,”
Dont nous avons tous besoin.
Cordialement.
G.L.
Le don de la gentillesse
Gentillesse, gentillesse,
Es-tu un don de Dieu
Pour taper son poing sur la table
Et faire passer nos merveilleuses pensées
En donnant de notre temps
En donnant quelque chose de nous-même
Gentillesse, gentillesse,
Tu détruis tout barrage de triste condition humaine
Pour aller voir du côté du bien
En te penchant sur l’autre avec ardeur
Gentillesse tu prends les devants
Précédant le temps qui défile sans bruit
Gentils et calmes sont ceux qui dans l’inconnu pointent leur lampe
Pour apprivoiser et comprendre les silences de la vie
Les silences des êtres, leurs frères et soeurs de halte
Gentils sont ceux qui s’arrêtent pour parler d’eux
En gardant une oreille ouverte si l’on daigne leur répondre
Gentils sont ceux qui écoutent les frôlements des ailes des anges
Gentillesse, gentillesse,
Qui n’a pas de limites et s’abreuve à la source d’autrui,
Es-tu sans fin et ne donnes-tu pas trop de toi,
La gentillesse est un soin pour qui a besoin de parole venue d’ailleurs, du Très-Haut,
Gentil n’est pas niais ni intrusif
Mais célestement béni et sacré et intime à notre conviction.