Rendre hommage à une personnalité. “Un exemple.” A Alain Colas, navigateur nivernais sur le trimaran Manureva – Gérard Lepoutre

Bonjour à tous et toutes,
Pensées pour le navigateur nivernais Alain Colas. Avec la chanson Manureva, interprétée par Alain Chamfort, Serge Gainsbourg a honoré cet homme de la voile. Coéquipier à maintes reprises d’Eric Tabarly, Alain Colas laisse le souvenir d’un marin rude à la tâche, relevant d’impressionnants défis.

 

Pour écrire le poème « Manureva », je m’informe sur les réalités d’un drame en course ; je relève les citations mises entre parenthèses dans mon écrit : cette poésie évoque entre autres, des propos irréfutables ; le récit atteint alors des paroxysmes, touche au vécu d’Alain Colas. Je me permets de tutoyer un élément maléfique : l’océan, ainsi qu’un objet de malheur : le trimaran. Pourtant, je demeure solennel et invoque la déferlante mer pour nous rendre vite Alain Colas, tristement emporté par elle. Une interrogation (Manureva ; Serge Gainsbourg) amorce l’écrit que je vais développer.

Manureva

Je me demande : « Mais où es-tu, Manu, Manureva ? »
Trimaran d’une course au large : La Route du Rhum en solitaire,
Sur l’ex-Pen-Duick quatre d’Eric Tabarly gréé pour Alain Colas.
Te voici embarqué dans de profondes eaux troubles où tu erres !

Départ Saint-Malo, arrivée prévue Pointe-à-Pitre : Banco !
Seize novembre soixante-dix-huit, message alarmant en partance ;
« Dans l’oeil du cyclone, plus de ciel, des montagnes d’eau ! »
Trois décembre : « Manureva en difficulté, demande assistance !»

Depuis ce jour, aucune nouvelle du navigateur Alain Colas !
Piégé au sein d’une terrible tempête, aucune échappatoire ;
Avaries sévères à bord ; lutte avec la météo, le matériel ; embarras !
Epreuve insupportable, défi impensable, implacable cauchemar.

Quelque part, sans doute, au large des Açores, Portugal,
Manureva gît en morceaux dans les fonds de l’océan ;
Voyage inachevé dans la tragédie ; pensées mémoriales !
Aucun souffle d’existence en amont, ni en aval ; le néant.

Atlantique Nord, rends immédiatement le trimaran englouti !
Ne cherche plus à nous égarer, à brouiller volontiers les pistes :
Ne crois-tu pas qu’il est temps d’offrir à la famille d’Alain un répit ?
Abîme, tu dictes tes lois insondables au vil prix de marins si tristes !

P.S. En Thaïtien : Manureva, l’oiseau du voyage.
A vous, si vous le souhaitez de rédiger un hommage destiné à une personne chère ou à un événement particulier. Envoyez votre récit sur le site Plume de Poète. Merci.
Bonne journée à tous et toutes.

 

G.L. Gérard Lepoutre.

 

 

Gérard Lepoutre

Gérard Lepoutre (83)

Bonjour à tous,

J'ai 70 ans, né en 1955. Instituteur de formation, je vis dans les Hauts-de-France en banlieue lilloise ; j'suis un ch'ti. Je lis et écris régulièrement de la poésie. C'est une passion au même titre que la musique. J'aime le monde des arts. J'apprécie l'Histoire, les sciences humaines, la géographie aussi. Les découvertes des Hommes me font vibrer.
Les principaux élans de vie s'expriment essentiellement dans ce qu''on apprécie de faire. Rien, à mon sens, ne peut remplacer la motivation, l'envie d'aller de l'avant. En écrivant, l'on transmet un peu de soi, l'on éprouve le sentiment d'être vivant. L'on sème quelques graines qui parfois lèveront. L'on comble aussi des vides inéluctables de l'existence. Lisez donc, écrivez, faites-vous plaisir, inventez, créez. Réalisez-vous ! Faites-vous confiance !
Cordialement.
G.L.

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