De jour en jour, je me rends davantage compte à quel point nous fuyons les vraies rencontres. On s’échange juste des copier-coller en distanciel, avec parfois de véritables diktats à ne pas discuter, à ne jamais contourner. Tout devient ainsi, comme on dit, paroles d’Evangile. Normal me direz-vous, ce que l’on copie-colle est prouvé car omniprésent sur les réseaux sociaux.

Parallèlement, parler des signes est très à la mode. Je ne puis que penser à Hervé Regnault qui disait : « Mais jamais je n’ai reçu ces signes faits par le Christ comme des ordres, des impératifs. Ils étaient, ils sont encore, et seront demain aussi, des invitations à une rencontre. Une rencontre qui suppose le Oui de deux libertés
Nous devons donc admettre que, vraisemblablement, tout est signe à interpréter en vue d’une rencontre. Car le hasard est un vain mot. Comme le rappelait Paul Eluard, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.
Ces signes peuvent provenir de l’humain ou du divin. A nous de prendre le temps de discerner. Tout ce qui divise et gâche une rencontre ne peut provenir que de l’humain, d’une idéologie, d’une doctrine faite-main.
Si nous visons à l’horizon la rencontre, celle-ci ne peut se faire que dans l’écoute, l’humilité, la sincérité, mais aussi en vérité.
Je ne me noierai pas dans les exemples, préférant vous céder la parole pour illustrer cette minute, dans l’attente de vous rencontrer.