Quatre quatrains pour une passion – Jean-Marie Audrain

Tel un enfant que l’on saurait

Prématuré voire mort-né

On l’esquisserait bien d’un trait

Pour la laisser souffle coupé.

 

Elle qui embrase vaille que vaille

Ferrant nos tripes à bout de bras

On lui concède nos entrailles

Tant qu’elle assure que le cœur bat.

 

Elle est le pathos en déni

Telle une promise cicatrice

Celle qui parfois crucifie

A travers robes et chemises.

 

On la sait soudre sous la cendre

Braise au trop plein d’incandescence

Main liées il nous faudra rendre

A la passion cinq de nos sens.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (973)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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