
Tel un enfant que l’on saurait
Prématuré voire mort-né
On l’esquisserait bien d’un trait
Pour la laisser souffle coupé.
Elle qui embrase vaille que vaille
Ferrant nos tripes à bout de bras
On lui concède nos entrailles
Tant qu’elle assure que le cœur bat.
Elle est le pathos en déni
Telle une promise cicatrice
Celle qui parfois crucifie
A travers robes et chemises.
On la sait soudre sous la cendre
Braise au trop plein d’incandescence
Main liées il nous faudra rendre
A la passion cinq de nos sens.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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