Quand j’étais oiseau – Jean-Marie Audrain

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Quand j’étais un bel oiseau vert

Mon père, alors, était le maire

Entouré de vieilles commères

Au discours mielleux et pervers.

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Il fallait débusquer le vers

Qui faisait aller de travers

Les réunions et les affaires

Des régions comme des ministères.

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Aussi donc pas plus tard qu’hier

Je me suis vu croiser le fer

Tel le chevalier Lagardère

Face à ces grues au coeur trop fier.

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J’ai pu faire mouche à chaque vers

Par des poèmes de trouvère

Aussi libre que Jean sans terre

Pour chambouler tout ce parterre.

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L’important en tout temps de guerre

Est de signer au sabre clair

La Paix pour gonades et ovaires

Quand l’oiseau vert offre le verre.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (960)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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