Présence de l’absence – Brahim Boumedien

 

Souvent, pensant à tort

Nous haïssons l’absence

Que les êtres soient morts

Ou partis en vacances

 

C’est grâce à elle pourtant

Que nous les revoyons

Parfois dans le silence

Et souvent en parlant

 

L’absence les valorise

Rappelle leurs qualités

Elle nous autorise

À en profiter

 

L’occasion de rêver

De les revoir présents

Plaisirs inachevés

Un peu comme un roman

 

Je reste à ton écoute

Ouvre-moi ton cœur

La vie est tellement courte

Amassons ses saveurs !

 

Brahim Boumedien

Brahim Boumedien (574)

- Diplômé de l'Ecole Normale Nationale d'El-Harrach - Formateur (Education Nationale et Formation professionnelle) - Ancien professeur de Techniques de gestion et de Techniques d'Expression - Ancien professeur à l'ENNET - Ancien directeur de collège. S'occupe actuellement de recherche pédagogique (lutte contre l'analphabétisme, en particulier)
Site Web : https://pedagotec.e-monsite.com

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10 Commentaires
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Sarah Gastard
10 novembre 2025 18 h 23 min

Poème très fort.
“Parfois dans le silence”, oui.

La joie éclate au coeur,
quand, s’avançant vers nous-même,
l’être manquant nous fait signe,
écrivant sur lui,
il resurgit comme un fil d’or jamais terminé et intact, aimant, proche.

Il n’est pas d’amour vrai qui s’éteigne avec l’absence.

Jean-Claude DOMINE
10 novembre 2025 6 h 51 min

Cher Brahim…J’ai beaucoup aimé ton poème profond et pourtant clair pour le plaisir des sens et leur beauté exprimé avec humanité … JC Dominé

Gérard Lepoutre
9 novembre 2025 21 h 53 min

Bonjour Brahim,

L’absence,
Le silence,
Et,
Pourtant…

Ne perdons plus de temps !

Cordialement.
G.L.

Lucienne Maville-Anku
9 novembre 2025 8 h 14 min

Être présents n’est être là.
Être là n’est être présents.

Peut-on être présents
Et là en même temps.

Absents, l’on est présents
Présents, l’on est absents.

LMA, 07/11/25, 07:43

Lucienne Maville-Anku
9 novembre 2025 8 h 05 min

Présence est l’absence.
Ressent-on ce qui n’est plus.
Éprouve-t-on des sentiments.
Seuls ne peut-on être en soi
Et l’autre qui n’est ne désirer.
Ne croire que n’est l’absence.
C‘est si beau la mémoire.
Et nourrit-on le souvenir.

De l’autre qui n’est plus
En son monde, l’on a le mal.

L‘absence nous rapproche
Avec ce sentiment mûrit-on.
Brièveté est le terrestre.
S‘ouvrir à l’expérience du céleste.
En soi pour mieux partir l’on reste.
Ne part-on pour ne rester en l’autre.
Constant est ce mouvement de flot
Entre aller et venir, partir et revenir.

LMA.