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Comment continuer à croire ou à espérer
Qu’un jour prochain, nous serons toutes et tous guéris ?
Oui, comment continuer à croire, à espérer
Alors que tu es toujours ici, dans nos vies ?
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Dans quelques jours reviendra celui qu’on attend.
Mais pour le moment, nous sommes encore en hiver.
Dans quelques jours reviendra alors le printemps.
Mais toi, tu répondras “présent”, maudit cancer.
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Tu verras, dans le futur, nous aurons ta peau.
Ce sera alors fini pour toi dans le monde.
Tu t’en iras pour de bon. Ce sera très beau
Et autour de ta dépouille, nous ferons une ronde.
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Nous y chanterons toutes et tous, petits et grands
En pensant à celles et à ceux qui sont partis.
Oui, nous danserons comme le font tous les enfants
En te disant enfin adieu, sale maladie.
@ Tous droits réservés.
Bonjour Odile,
Tu rends un bel hommage à Emilie, Janice, ton papa ainsi qu’à toutes les victimes du cancer.
La poésie s’ouvre sur la grave problématique de la maladie qui fauche les Nôtres indistinctement. Comment croire qu’on pourrait sortir de cette funeste situation ?
Tu tutoies “ce maudit cancer” en le présentant comme une personne ignoble à éliminer :
curieusement, cela donne davantage de vie, encore, à ton écrit.
L’image du printemps (l’espérance) qui éclipse l’hiver conduira à la mort future du cannibale. (ce crabe maléfique, le cancer)
Puis, tu annonces un tournant dans l’histoire de la médecine : la fin de vie définitive de ce fléau. L’on peut alors célébrer une grande victoire dans la joie, sans oublier nos chers disparus, en proclamant : “enfin adieu sale maladie.”
Texte bien bâti, tout en cohérence avec le thème abordé. J’aime la progression qui débute par la désolation pour se terminer par une victoire définitive.
Cordialement.
G.L.
Que vienne ce printemps d’une nouvelle ère
Et que s’exaucent tant de nos prières .
Il n’est pas possible de rsster indifférents face à la souffrance de tous ceux qui sont les victimes de ce ‘fléau’, cette maladie personnifiée dans ton texte-dédicace, chère Odile.
S’emplissent nos cœurs d’empathie.
LMA.
Les temps et les moments appartiennent à Dieu qui a réservé à chacun et à chacune sa place au grand banquet céleste.