Poème daté comme un neuf – Jean-Marie Audrain

 

De décembre le dix neuf

Jour de marché car c’est jeudi

Un pauvre tente de nous vendre

Sa gazette des sans logis

 

Entre père Noël et sapins

Les yeux se détournent de lui

Il n’a ni cadeau ni entrain

Et rien de son look nous réjouit.

 

Il n’y a pas de fête pour tous

Et même jamais pour les solos

Ils sont de ceux que l’on repousse

Bien étrangers à leur cœur gros.

 

Pourtant Jésus était ce pauvre

Qui se retrouve sur la paille

Dans l’églises de ses apôtres

Et que l’on loue vaille que vaille.

 

La règle du bon Saint Benoit

Exige de nous d’accueillir

Comme Messie qui que l’on voit

Pour l’aimer et pour le servir.

 

De décembre le dix neuf

Jour de marché car c’est jeudi

Un pauvre tente de nous vendre

Sa gazette des sans logis

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires