
De décembre le dix neuf
Jour de marché car c’est jeudi
Un pauvre tente de nous vendre
Sa gazette des sans logis
Entre père Noël et sapins
Les yeux se détournent de lui
Il n’a ni cadeau ni entrain
Et rien de son look nous réjouit.
Il n’y a pas de fête pour tous
Et même jamais pour les solos
Ils sont de ceux que l’on repousse
Bien étrangers à leur cœur gros.
Pourtant Jésus était ce pauvre
Qui se retrouve sur la paille
Dans l’églises de ses apôtres
Et que l’on loue vaille que vaille.
La règle du bon Saint Benoit
Exige de nous d’accueillir
Comme Messie qui que l’on voit
Pour l’aimer et pour le servir.
De décembre le dix neuf
Jour de marché car c’est jeudi
Un pauvre tente de nous vendre
Sa gazette des sans logis
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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