
Le froid d’hiver sclérose
Pas seulement les fleurs
Mais tout autant les coeurs.
Touchés par la nécrose.
On flagelle sans souci
Ses moindres émotions
Ses émois, ses frissons
Jugés sensiblerie.
Ce frimas nous rend sourds
Aux murmures du tréfonds
Que sans honte nous jugeons
Fous comme bruit qui court.

Etre soi se restreint
A l’embolie du Moi
Fait du prince et du roi
Avoir plus, être moins.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Pascal disait” le moi est haïssable” ! Mais ton “moi” poétique est simplement formidable ! Merci !
C’est bien de l’écrire mais faut il encore savoir l’appliquer à soi-même et en ce qui te concerne il y a du boulot…Ton moi n’est certainement pas chez toi mais chez le voisin…c’est aussi ce qu’on appelle avoir la tête en l’air.