Parenthèses – Marcel Charlebois

Tout ce temps qui passe désarticuler.

Et que je gaspille et dilue sans compter.

Avec cet espace ravalé qui rechigne.

Et qui guide ma vie avec tous ses paradigmes ?

Non, ce n’est pas cette existence que je désinfecte.

Ni ses peurs que je cache et instrumentalise.

C’est, ce fut avec ce moi qui toujours vagabonde.

Que j’emprisonne, écrase et remise au cachot.

Et cette noire lumière qui scintille avec sa pénombre.

D’où sous ma peau sclérosée, brûle des fagots.

Oui à ce mercure qui me nourrit et me démange.

Il transcende cette sueur dégoulinante qui m’évapore !

Au pays du dollar, c’est une banque qui grelotte.

Et toutes ses liasses givrées volant au vent.

Dans ce cloaque, gerbe la muse qui m’emporte.

Avec son ventre putride, bourru et bedonnant.

Et ces prémisses échafaudées dans ma folle dimension.

Jamais ils n’aboutiront dans ce semblant d’éternité !

Je me faufile dans cette maudite continuation.

Et m’enfile sur les demi-temps de cette ère effilochée.

J’essaie de tout rebobiner avec ce fil, cette distorsion.

Là, où se frottent ces parenthèses inanimées.

Marcel Charlebois

Le jeudi, 15 janvier 2026

Marcel Charlebois

Marcel Charlebois (110)

Avant de fignoler ma plume, j'ai d'abord dévorer les bouquins. Depuis, comme vous le constaterez, j'ai fait mon chemin dans cette vie empruntée aux aléas des caprices qui en contrôlent l'existence. Certes, j'épluche les lettres tant bien que mal et tant pis, cela me convient parfaitement. Alors me voici sans fioritures et dans mes expressions les plus simples. Voilà donc ma description du fouillis par lequel chacun d'entre nous s'abandonne inéluctablement.

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